25 mars
Le problème de l’assurance des PRUNELLES me pèse toujours pour lequel j’essaie en vain de remuer les parties concernées. Après vérification auprès de la compagnie d’assurances, j’apprends que la propriété n’est plus assurée depuis le 11 janvier dernier, que le contrat sera résilié à partir du 1er octobre prochain, qu’il y a actuellement suspension des garanties, que le dossier est parti au service des contentieux et qu’une intervention d’huissier menace si la prochaine prime n’est pas réglée.
J’en informe immédiatement Maître MATOU en lui rappelant que j’ai payé la dernière échéance. Je ne vois pas d’autre solution que de lui demander d’intervenir auprès de l’avocat de RAOUL, pour qu’il essaie de raisonner son client.
(pas de réponse, pas de suite)
28 mars
Je reçois un courrier de Maître CACO, chargé du litige avec la SNIV. L’avocate prétend que je ne lui aurais pas répondu à son courrier du 19 août 1996, alors que je lui avais immédiatement répondu par Fax. Elle me fait remarquer que si je n’ai pas fait appel à la Cour d’Appel de Paris, le Jugement serait devenu DEFINITIF et « vous devriez à la SNIV la somme de 90.000 Francs. »
(Annotation : Le 19 août 1996 elle avait écrit : « Vous pouvez simplement saisir le Juge de l’Exécution pour obtenir des délais de paiement, mais vous ne pouvez plus contester cette décision devenue définitive. » Elle m’avait rappelé que le délai pour l’appel s’écoulait le 12 août 1995 et que j’avais réceptionné la Signification de Jugement en personne.)
A l’époque, j’étais en pleine dépression nerveuse, je n'étais au courant de rien, je ne savais pas qu’un procès était engagé contre moi, je ne connaissais pas les termes juridiques comme « délai d’appel » ou « Signification », et RAOUL m’avait pris les documents immédiatement des mains lorsque je lui avais demandé des explications après réception de la Signification en me promettant de « s’en occuper » .
Je me demande quoi faire de plus que répondre par retour de courrier ? Pourquoi me relance-t-elle seulement sept mois plus tard ?
Pour lui prouver que j’avais répondu immédiatement à son courrier, je lui envoie tout de suite une copie de mon Fax du 21 août 1996 dans lequel je lui avais expliqué que Monsieur BOULIER m’avait promis en 1996 d’aller voir Maître PERNEAUD à Menau chargé du litige, et qu’il m’avait pris le dossier ; je ne pouvais donc plus rien faire.
J’avais rappelé à Maître CACO que ma caution ne concernait que l’achat de matériel informatique qui était entièrement financé, ma caution était donc devenue caduque, fait que Maître PERNEAUD m’avait confirmé dans sa lettre du 7 juin 1994 dont je lui envoie une copie, en disant que je n’avais « rien à craindre vu la caducité du Jugement ». Elle avait même parlé de comportement abusif de la banque qui n’avait en aucun cas le droit de me réclamer 90.000 Francs. Comme j’avais l’impression que Maître CACO était très mal informée, je lui avais demandé de prendre contact avec Maître PERNEAUD. Je n’avais pas exclu des mensonges de la part de RAOUL. J’avais précisé que je ne gagnais que 1.400 Francs par mois après loyer pour deux personnes et que je devais élever seule ma fille ; en aucun cas, je ne serais en mesure de rembourser 90.000 Francs. J’avais demandé à Maître CACO de faire le nécessaire dans mon intérêt et de me tenir informée.
En relisant mon Fax, je me demande, ce que j’aurais dû faire de plus. Je croyais avoir bien fait et me retrouve maintenant condamnée à verser à la SNIV 90.000 Francs par la négligence des avocats ou des mensonges de RAOUL. Je ne peux plus distinguer le vrai du faux. Comment aurais-je pu faire appel, alors que c’était RAOUL qui avait tous les documents ? Je sais que je vais mal dormir, comme souvent. Je voudrais avoir enfin la paix, la paix DEFINITIVE - comme le Jugement - définitive pour toujours…