17 mars
Maître MATOU communique à l’avocat de Monsieur BOULIER mes commentaires concernant l’enquête médico-sociale sans mon accord.
Monsieur BOULIER communique à son avocat le certificat de mon hospitalisation du 13 au 22 octobre 1994 établi par le docteur REAU (psychiatre) .
(Annotation : J’en prends connaissance seulement en décembre 2001 lorsque je récupère le dossier Divorce au cabinet de Maître MATOU ; le certificat mentionne « établi sur demande de la patiente », alors que jamais je n’ai demandé un tel certificat.)
Le facteur m’apporte deux lettres : une de Maître ESTA, l’huissier, l’autre de Maître MATOU :
La lettre de Maître ESTA me démoralise : L’huissier prétend ne pas pouvoir appréhender les biens qui sont toujours entre les mains de Monsieur BOULIER. Pourquoi Maître TOUR ne fait-il pas de sorte à obtenir une décision de justice permettant à Maître ESTA d’intervenir ? Je n’ai pas d’explication.
Pour avancer, je vois comme seule solution de signaler au Tribunal de Commerce la non-application de leur Ordonnance du 12 décembre dernier. J’établis donc une liste, bien qu’incomplète, du matériel à saisir toujours entre les mains de Monsieur BOULIER. Pour démontrer l’impasse dans lequel je me trouve, je joins la lettre de Maître ESTA du 22 février dernier dans laquelle il dit ne pas pouvoir intervenir sans décision de justice et en dehors de son territoire. J’attire l’attention sur le risque que Monsieur BOULIER vende tout le matériel détourné étant donné qu’il est toujours sans travail, donc sans revenu.
Je reçois un nouveau coup bas ! Maître MATOU m’envoie les Conclusions définitives déposées pour Monsieur BOULIER, qui sont identiques en grande partie à ses Conclusions provisoires. Concernant les mesures accessoires, je retiens surtout que RAOUL n’est pas en mesure de verser une pension alimentaire en raison de sa situation actuelle : Il est toujours sans travail et perçoit l’allocation de parent isolé de 4.200 Francs avec le fils à charge. Par contre, il n’est pas mentionné que Monsieur BOULIER est logé et nourri par sa mère. Moi par contre, je dois me débrouiller avec 1.400 Francs par mois pour deux personnes !
Je suis outrée d’apprendre qu’on me reproche d’avoir privé le père de son droit de visite ! Jamais je ne l’ai empêché de prendre EMMA dans de bonnes conditions.
Je lis : « Bien que l’Ordonnance de Non-Conciliation ait fixé le droit de visite d’hébergement de la façon la plus large au gré des parties, ce qui avait conduit petit à petit, en raison de l’attitude de Madame BOULIER, à la privation des droits de Monsieur BOULIER, ce qui avait amené Monsieur BOULIER à saisir le Juge aux Affaires Familiales (Ordonnance du 3 décembre 1996) ».
Nous avons l’autorité parentale conjointe. EMMA ne peut être sortie de France.
Le droit de visite est au gré des parties. Ce droit est inapplicable dans notre cas ; je dois demander que les dates de visite soient fixées par le Juge pour éviter toute discussion. Je ne peux pas accepter un droit de visite à partir du vendredi soir, puisque EMMA a cours le samedi matin. Au mécontentement de la maîtresse d’école, le père n’avait pas hésité à faire manquer les cours à l’enfant un samedi matin.
Le versement d’une pension alimentaire est refusé et le divorce demandé AU PROFIT de Monsieur BOULIER.
Bien que je me sente perdante une fois de plus, je garde l’espoir que mon résumé des actes inadmissibles de Monsieur BOULIER, indignes d’un bon père de famille et d’époux, comprenant plusieurs pages, devrait largement suffire pour que le divorce soit prononcé à SES TORTS.
Pour me faire de l’air, je commence à rédiger aussitôt mes commentaires. L’écriture me soulage un peu. Peut-être arriverai-je enfin à dormir ? J’aurais tellement besoin de sommeil ! Je n’en peux plus.