5 août
J’apprends que le Magistrat a classé ma plainte du 22 juin dernier que j’avais déposée après avoir été renversée par RAOUL avec la voiture, le 24 juin. Il avait interrogé RAOUL et GREG avant de rendre son verdict. Malheureusement, je ne connais pas le compte-rendu de cet entretien ; je voudrais bien savoir comment les hommes ont présenté les faits pour que le Magistrat ne donne pas suite à ma plainte. Pourquoi ne m’a-t-il pas convoquée pour entendre MA version des faits ?
J’en suis si bouleversée que je me mets aussitôt à la machine à écrire pour en informer Maître MATOU et l’appeler à l’aide puisque je ne peux pas croire qu’un mari ait le droit de renverser sa femme en voiture et la laisser étalée dans la rue. Troublée par cette suite inattendue, je lui envoie l’original de l’Avis du Tribunal de Grande Instance de Perlieux ne sachant pas quoi faire.
(Annotation : Pas de suite. Je n’ai jamais pu récupérer l’original de l’Avis du Tribunal de Grande Instance.)
12 août
Je suis de mauvais poil : L’hôtel des ventes BENBIRA m’envoie une estimation de 600 à 800 Francs pour un Kilim caractérisé « usé » sans en préciser la référence. Or, le Kilim que j’ai déposé, était en PARFAIT état. Je soupçonne un problème d’étiquetage et le signale immédiatement par téléphone à l’hôtel des ventes. On me promet de faire des « recherches ». Je demande de bloquer la vente tant que ce problème n’est pas résolu.
14 août
Maître TOUR me confirme par écrit que le 2 août 1996, le Tribunal de Commerce de Perlieux a prononcé la liquidation judiciaire à mon nom et qu’il a été nommé liquidateur. Il me convoque pour le 29 août et me demande de fournir à cette occasion entre autres la comptabilité. Je sais qu’il me sera impossible de répondre à cette demande puisque je ne suis pas en sa possession. Il faudra que le syndic se la procure lui-même.
(Annotation : Il ne l’a jamais fait.)
19 août
Je reçois un nouveau coup bas : Maître CACO, chargé du litige avec la SNIV, m’informe que le Jugement est devenu DEFINITIF puisque je n’ai pas fait appel, le délai d’appel s’étant écoulé le 12 août 1995. Comment aurais-je pu faire appel, puisque c’est RAOUL qui avait le dossier que je n’avais jamais vu auparavant ! ? Pourquoi n’a-t-il pas fait appel ? Pourquoi ne m’en a-t-il pas parlé ?
Maître CACO me demande de fournir des éléments pour demander au Juge de l’Exécution des délais de paiement. Des délais de paiements ? Pour quoi faire ? J’ai actuellement un revenu de 1.400 Francs par mois pour deux personnes après loyer et je suis dans l’impossibilité de payer quoi que ce soit ! Je me dis tout ce que je peux encore faire est de demander à l’avocat de faire appel pour faire annuler le Jugement qui d’après mes connaissances se base sur de faux éléments.
(Annotation : J’ignore que cela n’est plus possible vu que le délai d’appel - terme qui ne me disait absolument rien - est passé, le jugement devenant définitif.)
Je lui demande de prendre contact avec Maître PERNEAUD qui avait prétendu en juin 1994 que je n’avais « rien à craindre vu la caducité du jugement intervenu », pour obtenir plus de précisions comment elle avait pu faire une telle affirmation, alors qu’en fin de compte, je suis condamnée, condamnée à mon insu !
(pas de réponse)