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avertissements et conseils à l'Humanité - warnings and advice to Humanity - But du blog : œuvrer pour un monde meilleur en publiant - des messages reçus du Monde Invisible - des articles sur l'environnement et la santé aim of this blog : help to make the world a better place by publishing messages from the Invisible World and articles on environmental and health issues - le témoignage sur les risques et conséquences du régime matrimonial légal

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Dois-je divorcer ? - Suite 48 du PUZZLE DE LA VERITE

18 octobre
Lettre de Maître GUY au nom de Madame BOULIER transmettant copie du Jugement du 14 octobre 1994 dans le litige FRANCFINE : Maître GUY l’informe de sa condamnation, demande si elle accepte le Jugement et envoie son décompte d’honoraires.
 
Je suis réveillée de bonne heure. Tous les problèmes concernant RAOUL me trottent dans la tête : Je n’ai plus aucune confiance en lui, je vérifierai donc tout sachant très bien que je vais déclencher de nouvelles crises de colère. RAOUL a dépassé dans ses colères certaines limites de dignité humaine ; je ne pourrai jamais oublier ce qu’il m’a fait subir. Je ne supporte plus ce silence absolu de sa part, où il s’efforce de pincer ses lèvres pour qu’aucun mot ne s’y échappe, son regard fuyant le mien. Le fait que nous n’ayons plus rien à nous dire, me désole. RAOUL n’est plus un partenaire, il n’est même plus un copain. Je ne supporte plus son apparence mal soignée, voire sale. J’ai eu honte quand je le voyais arriver au rendez-vous avec le docteur GINA avec ses cheveux longs et gras et sa barbe sauvage pleine de pellicules, sa veste et son pantalon crasseux, sa chemise puant la sueur. Je ne reconnais plus en cet homme mon mari. Quand je le vois dans la rue dans cet état de « clochard en voie de développement », je préférerais changer de trottoir. J’ai honte d’être vue avec lui, mais je m’efforce de rester. Pourtant je lui ai fait souvent des remarques ; son activité exige d’être impeccable, de la tête aux pieds, tout comme le restaurant ; malheureusement, cela n’est pas le cas malgré mes critiques répétées. Je ne peux pas l’obliger de force de prendre un bain et de changer de vêtements ou de nettoyer le restaurant. Je ne peux pas intervenir moi-même comme j’ai voulu le faire, puisque RAOUL m’en empêche. Je ne comprends plus cet homme dont le comportement irraisonné m’exaspère ! Je me demande comment tout va continuer ; je ne trouve aucune réponse.
 
D’après le docteur GINA, RAOUL tient à moi, chose que je ne peux pas croire. On n’insulte pas la personne qu’on prétend aimer. Moi, en tout cas, je ne tiens plus à lui ; c’est trop tard, il est allé trop loin. A quarante-cinq ans, je pourrais peut-être encore refaire ma vie ; bientôt, ce sera trop tard, le temps joue contre moi. Mais j’hésite à faire le grand pas à cause des enfants, je ne veux pas détruire la famille ; j’hésite surtout à cause de GREG qui, si je demandais le divorce, me donnerait tous les torts que je n’ai pas. Je perdrais mon fils. Quelle mère souhaiterait cela ? GREG est trop sous l’influence de son père pour pouvoir encore être objectif ; ses paroles le démontrent. De toute façon, il attend avec impatience ses dix-huit ans pour pouvoir nous quitter. 
 
L’idée de déposer éventuellement le bilan, me travaille, mais pour le moment, je dois tenir bon ici en compagnie de la petite voisine de la Réunion qui me fait passer le temps avec ses causeries incessantes et aide à faire le ménage de la chambre, dont l’entretien laisse à désirer. Elle trouve les gens ici si tristes, alors que chez elle, « les gens sont pauvres, mais au moins, ils sont gais », comme elle m’a fait remarquer à juste titre. Et puis, il y a l’autre voisine qui a perdu sa tête au point de ne plus se souvenir de rien, même pas de son nom, qui pue et fait souvent pipi au lit, qui pète tout le temps et ne tire jamais la chasse d’eau. 
Depuis qu’elle est arrivée, les toilettes sont devenues infectes au point que j’ai dû demander un désodorisant pour la salle de bains. Souvent, je suis obligée de sortir de la chambre à cause de la puanteur intenable qui me soulève le cœur. Je dois tenir bon en me disant qu’ici, personne ne me crie après, ni m’agresse et le personnel est gentil. C’est toujours mieux qu’à la maison.
Par contre, je m’inquiète pour les frais d’hospitalisation. Je rappelle à l’infirmière que je ne pourrais pas payer un long séjour et qu’il faudra donc me relâcher au plus vite. Je constate avec surprise qu’elle ne connaisse malheureusement rien aux formalités et démarches auprès de l’administration. Je ne connais pas encore ma date de sortie ; en tout cas, je ne sortirai probablement pas avant le week-end prochain. 
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