12 décembre
Signification du Jugement de divorce
Maître CORNIAUD m’apprend que Maître MATOU lui aurait dit de m’avoir restitué l’intégralité de mon dossier Divorce. Quel mensonge ! J’ai pu récupérer quelques documents sans importance et le Jugement de divorce, c’est tout. Les avocats, seraient-ils tous des menteurs ?
Depuis août dernier, Maître CORNIAUD n’a rien fait. Pourtant, nous avions convenu de faire appel, je l’ai par écrit. J’attends toujours. J’ai marre d’attendre. Je ne veux plus attendre ! Je veux avancer.
Je regrette maintenant d’avoir donné mon accord pour la fermeture du restaurant. Mais RAOUL m’avait fait comprendre que le chiffre d’affaires continuait à baisser et qu’il fallait à tout prix fermer l’affaire. Moi, j’aurais voulu le fermer déjà beaucoup plus tôt, vu que RAOUL ne suivait pas mes consignes et ne faisait qu’à sa tête. Dès 1994, je lui avais demandé de chercher une solution pour que l’affaire ne soit plus enregistrée à mon nom de jeune fille, mais à part des promesses, je n’avais rien pu obtenir. Je n’avais pas osé fermer la GOURMANDISE lorsque la mésentente régnait entre nous ; je ne voulais pas non plus priver la famille de la possibilité d’un petit gagne-pain, d’autant plus que RAOUL se disait gravement malade. J’étais convaincue que RAOUL, diplômé de l’école hôtelière de Paris, était capable de faire tourner un modeste salon de thé qu’il transformait petit à petit en restaurant ; je savais qu’il avait toujours rêvé d’avoir sa propre affaire et je croyais donc naïvement qu’il allait faire de son mieux.
Mon père avait moins confiance et m’avait mise en garde lorsqu’il me remit l’argent pour l’achat d’un four. Si RAOUL m’avait informée de la situation réelle du restaurant à la fermeture, je pense que j’aurais essayé de continuer toute seule pour le redresser, mais il ne fallait pas le fermer à ce moment-là. J’aurais pu éviter ainsi d’être saisie, j’aurais pu essayer de rembourser les dettes accumulées par RAOUL et j’aurais eu la possibilité d’un petit gagne-pain pour EMMA et moi. Mais j’étais désinformée, je faisais un CES que je croyais ne pas pouvoir interrompre, j’étais complètement abasourdie par les antidépresseurs qui m’empêchaient de voir la réalité dans sa vraie dimension et de prendre des décisions qui s’imposaient. J’en veux beaucoup aux médecins, j’en veux à RAOUL, j’en veux à tout le monde, même à moi-même…
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