18 septembre
Tard dans l’après-midi, j’ai la visite surprise des gendarmes qui passent me voir suite à ma plainte contre Monsieur BOULIER, plainte que j’avais déposée en juillet dernier pour endettement inexpliqué de 1,9 millions de Francs et la non-cotisation pour ma retraite pendant mes années de conjoint collaboratrice non rémunérée de 1984 à 1992. Mais j’avais appris entre-temps par Maître CORNIAUD que ces deux éléments ne rentraient ni dans le cadre pénal ni civil, ce qui fait que ma plainte est irrecevable. J’en suis dégoûtée, mais c’est ainsi.
Les gendarmes rédigent un long rapport bien détaillé, allant jusqu’aux noms et dates de naissance de mes parents, notant bien que je retire ma plainte. Une démarche que j’avais donc faite inutilement, mais j’ignorais qu’un époux avait le droit d’endetter à l’extrême sa femme à son insu - contrairement à ce qu’il figure dans le livret de famille où il est marqué : « toute dette ainsi contractée par l’un oblige également l’autre, SAUF SI ELLE EST MANIFESTEMENT EXCESSIVE » - et la truander sur son droit à la retraite malgré son travail à plein temps. Pourtant sans mon travail artistique, RAOUL n’aurait rien eu à vendre. Je n’arrive pas à avaler que ma plainte est irrecevable. Dans notre cas, la dette de presque 2 Millions de Francs, n’est-elle pas « manifestement excessive » ? Qui en décide ?
Un des gendarmes me connaît depuis Elieux, il était venu suite à mon appel au secours en novembre 1994 ; je suis extrêmement gênée de l’apprendre. Il me fait remarquer que j’ai bien changé depuis - pour mon bien, s’empresse-t-il de rajouter. Il a l’impression que je vais beaucoup mieux. Il se souvient très bien de sa visite ce soir-là lorsque je n’ai vu d’autre solution que d’appeler la gendarmerie pour me protéger des violences physiques que je subissais de la part de RAOUL. J’étais terrifiée à l’extrême et ne savais pas comment me sortir de cette situation de violence ; dans mon désespoir, j’avais alors appelé au secours la gendarmerie. Aujourd’hui, nous nous retrouvons ici…
En partant, les gendarmes me souhaitent gentiment une bonne continuation sur mon chemin de rétablissement. Je n’arrive pas à digérer qu’apparemment, je ne peux rien faire contre les actes irresponsables de RAOUL. Cette idée me travaille au point de ne pas pouvoir m’endormir.
23 septembre
J’ai rendez-vous avec Maître CORNIAUD cet après-midi. Pour aller à Perlieux, je dois prendre le car scolaire jusqu’au village le plus proche, et ensuite, je suis obligée de faire de l’auto stop jusqu’en ville faute de cars. Mais aujourd’hui, j’ai de la chance : Une maman d’élève me prend en voiture et m’évite ainsi l’humiliante obligation de faire de l’auto stop. Je pense qu’elle ne se doute pas à quel point je lui en suis reconnaissante.
L’avocat me remet le même état des créances comme celui que j’ai déjà reçu du syndic et me demande de le vérifier. Comment puis-je faire ? Je ne dispose toujours pas de la comptabilité emportée par RAOUL à la fermeture du restaurant et sur laquelle personne n’a encore mis la main. Je peux uniquement me baser sur les commentaires incomplets qu’il m’a fait parvenir en août ; mais je ne peux rien croire vu tous les mensonges que me sort RAOUL.
Je charge finalement Maître CORNIAUD de l’ensemble des dossiers à traiter sans oublier de lui préciser que je n’ai pas reçu la Signification du Jugement de divorce. L’avocat me promet de faire appel au Jugement de divorce à condition qu’il n’ait pas encore été signifié. Après cinq minutes d’entretien, je me retrouve déjà à la porte et me demande pourquoi l’avocat m’a fait venir ; j’ai perdu une demie-journée.
Je rentre avec ma nouvelle voisine, qui a la chance de posséder une voiture, et qui me propose de me ramener de temps à autre. J’apprécie sa proposition sachant bien que j’en aurai bien besoin.
Pour lire la suite, cliquez
Pour revenir au début du PUZZLE DE LA VERITE, cliquez
Si vous souhaitez lire LE PUZZLE DE LA VERITE en entier, laissez un message dans CONTACT .