13 septembre
Au réveil, nous constatons que MINOU a fait pipi sur mon édredon - une fois de plus ! Je le mets à tremper et m’organise avec Nadine pour qu’elle nous accompagne en ville dans l’après-midi afin que je puisse le faire sécher dans une laverie automatique. EMMA et moi, nous profitons de l’occasion pour aller à la piscine après l’avoir boudée depuis un bon moment. EMMA se défoule à fonds et a une faim de loup après la baignade. Nous nous offrons exceptionnellement un goûter copieux dans « ma boulangerie du mercredi » où la vendeuse sait que je me régale avec un Oranais tout juste sorti du four. J’ai rarement vu EMMA manger autant avec un tel appétit ! Au retour, je calcule que notre petite sortie - grâce au pipi de MINOU - nous a coûté 68 Francs, plus les frais de laverie : Je dépasse mon budget journalier qui s’élève à environ 50 Francs. Attention aux dépenses ! Ce calcul me révolte : Je ne suis même pas en mesure d’aller avec mon enfant à la piscine et lui offrir un goûter une fois par semaine ; mon budget mensuel ne supporte pas la dépense de 250 Francs pour le loisir. C’est ce qu’on appelle « être pauvre » ! Nous le sommes effectivement.
15 septembre
Le Tribunal de Grande Instance m’informe que ma plainte contre Monsieur BOULIER du 19 mai 1997 a été rejetée. Comme aucun motif n’y figure, j’ai du mal à me souvenir de quelle plainte il s’agit, j’en avais déposé plusieurs. Grâce à mes annotations sur le calendrier, je retrouve ma déposition de plainte pour non-présentation d’enfant. Une fois de plus, c’est moi qui suis la perdante et c’est le fautif qui gagne ! Le fait que l’enfant ait été ramené à son domicile deux jours après le jour fixé par la Justice, est donc légal. J’avoue que je ne comprends plus rien, mais je suis décidée de défendre les intérêts et la sécurité d’EMMA coûte que coûte.
17 septembre
Suite à la demande de levée de forclusion, le Tribunal de Commerce de Perlieux rend une Ordonnance qui dit que la SNIV pourra participer aux diverses répartitions et dividendes postérieurs à la demande présentée. La banque ne devrait donc plus me poursuivre personnellement, mais attendre sa part du gâteau, s’il y en a…
(Annotation :
Maître CORNIAUD m’avait pourtant expliqué qu’une banque ne pouvait obtenir la levée du délai de forclusion. Qui a raison ?)
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