7 mai
Suite à ma lettre du 3 mai, dans laquelle je signale au Greffe du Tribunal de Commerce que la VOLVO n’a toujours pas été saisie, et demande d’accélérer la procédure soulignant une nouvelle fois le risque que Monsieur BOULIER vende des objets professionnels et privés pour vivre, puisqu’il ne touche plus l’Allocation de Parent Isolé et est toujours sans travail, le Tribunal me conseille de déposer une plainte pour détournement d’actifs.
Je croyais que mon courrier du 21 janvier dernier, expliquant tous les problèmes rencontrés au niveau de la GOURMANDISE, aurait suffit pour qu’une procédure soit engagée par le Tribunal de Commerce. Je me suis trompée. C’est MOI, qui dois engager une procédure. Pourtant, je croyais que c’était au SYNDIC de le faire puisque la liquidation judiciaire m’enlève toute possibilité d’agir en justice. Je ne sais plus qui a raison et quoi faire.
Je vais à la consultation avec le psychiatre. Je lui avoue que j’ai raté la première partie du concours pour rentrer à l’école des infirmières et que je ne sais pas quoi faire pour le moment à part ... GUERIR. Sur ma demande, il donne son accord pour diminuer la dose d’antidépresseur de moitié ; l’autre moitié dans quinze jours seulement. Nous bavardons de beaucoup de choses, sauf de ce qui m’attendra APRES la diminution des doses. Si je n’avais pas demandé d’arrêter ce traitement, pendant combien de temps m’aurait-il laissé sous antidépresseurs ? Je sors toute contente de l’hôpital et me sens engagée sur la bonne voie. Enfin ! A partir de demain, je ne prendrai plus qu’une demie dose de DEROXAT.
11 mai
Je ne me sens pas bien du tout : J’ai des vertiges, le visage est comme anesthésié, je ressens des fourmis dans les mains ; j’ai du mal à marcher, même à articuler ; je me sens très gênée et n’ose pas sortir de la maison. Je suis une loque.
12 mai
Après une nouvelle nuit sans sommeil, j’appelle le psychiatre et lui explique les nombreux troubles que j’éprouve depuis la diminution des doses des médicaments. Il a l’air d’être très étonné et affirme que les symptômes décrits ne sont pas dus à la réduction des médicaments. Pourtant j’ai bien constaté qu’ils allaient de pair avec la diminution des doses. Je ne crois pas un mot de ce qu’il me dit. Si les troubles persistent, je dois le rappeler. Je me donne beaucoup de mal à tenir bon en la présence d’EMMA, mais dès qu’elle est partie à l’école, je relâche. Je suis bonne à rien et j’ai peur, très peur, d’autant plus que je suis seule.