23 juillet
Je n’ai toujours pas digéré que GREG ne veut pas me croire que je n’aie pas demandé le divorce exclusivement « pour des motifs de violences physiques et morales ». Il m’a menacé de ne plus entretenir de contact avec moi si je ne retire pas ces motifs de divorce figurant dans ma requête ; il considère qu’ils ne sont pas vrais. GREG, est-il au courant des motifs que son père a indiqués dans SA requête de divorce ? Croit-il qu’ils sont vrais ?
Pour convaincre GREG qu’il s’agissait d’une formulation choisie par l’avocat et non d’une mauvaise intention de ma part vis-à-vis de son père, je lui envoie - sur sa demande - une copie de mon premier courrier concernant la requête de divorce ainsi qu’une copie de ma lettre adressée à Maître MATOU le 22 avril 1996, dans laquelle je demande de changer les raisons indiquées par lui. Les violences physiques et morales sont un fait, je les ai subies, GREG voudrait les ignorer, mais elles ne sont en aucun cas la principale raison de ma demande de divorce. Mon souci premier était de pouvoir me protéger contre tout nouvel endettement par RAOUL ; seul le divorce pouvait me protéger.
Je reçois une 4ème lettre recommandée de la SACEM ; le problème n’est donc toujours pas réglé malgré mon intervention auprès de RAOUL ! Pourtant, il ne s’agit que d’une dette de 1.379 Francs qu’il ne faudrait pas inutilement gonfler par des frais de procédure. Je ne comprends pas pourquoi il ne règle pas cette affaire. J’ai l’impression qu’il ne veut s’occuper de rien, qu’il n’a aucune intention de résoudre quoi que ce soit. Je suis tellement déçue. Pourquoi ne pouvons-nous pas résoudre les problèmes ensemble ?
24 juillet
Je fais déposer à l’hôtel des ventes BENBIRA un lot de tapis, dont un grand Kilim pour faire un peu d’argent de ménage ; je suis trop juste. J’attends l’estimation promise des tapis avant de les mettre définitivement en vente.
25 juillet
Suite à ma relance, j’apprends que l’UTIM a demandé à l’avocat de Monsieur BOULIER, « d’intervenir auprès de son client pour qu’il leur transmette les feuilles de maladie que Madame a rassemblées sur deux ans. »
Cela voudrait dire que RAOUL n’est pas allé voir l’organisme en février dernier pour leur remettre les feuilles de maladie, comme il me l’avait fait croire ! Que sont-elles devenues ?
Je reprends l’espoir en lisant qu’il y aurait la possibilité de saisir la commission de recours amiable.
(Annotation : pas de suite donnée ni par l’avocat, ni par RAOUL)
26 juillet
Aujourd’hui, j’ai eu la désagréable surprise, que RAOUL a quitté son domicile sans laisser d’adresse. Je voulais déposer à son appartement ma lettre concernant mon cadeau pour le bac à GREG, lorsque je l’ai appris. Je le soupçonne d’avoir plié bagage entre le 23 et 25 juillet. Je me demande comment le matériel professionnel et la VOLVO pourront être saisis maintenant. Ce que j’ai craint est arrivé …
J’en informe aussitôt Maître MATOU et le Tribunal de Commerce. Pour être sûre que RAOUL ne quitte pas la France, puisque j’avais l’impression qu’il tenait toujours à son projet d’immigration au Québec, je demande au Tribunal de Commerce d’intervenir. Je ne voudrais en aucun cas qu’il s’éclipse à l’étranger sans avoir régularisé notre situation.
(Annotation : pas de suite donnée ni par l’avocat ni par le Tribunal de Commerce)
En rentrant, je trouve un mot manuscrit de RAOUL confirmant son départ avec GREG. Il me demande d’utiliser l’adresse de sa mère ou de son avocat, qui lui transmettra son courrier.
31 juillet
RAOUL m’appelle. Il est très en colère parce que j’ai écrit à l’UTIM, en leur disant entre autres, que je vivais en dessous de seuil de pauvreté, ce qui est un fait, mais qu’il ne veut pas admettre. Petit à petit, RAOUL devient menaçant au point de me faire peur : « Tu vas avoir une belle surprise ! » crie-t-il et me raccroche au nez. Je me demande ce qu’il va bien encore m’arriver.
J’ai toujours mal dans mon épaule droite et retourne voir le rhumatologue. Pour traiter la périarthrite, il me fait une nouvelle fois une infiltration à la Cortisone. Je voudrais tellement en finir avec ces douleurs qui me handicapent beaucoup dans la vie de tous les jours. Mais d’après le médecin, mes problèmes physiques sont liés aux problèmes psychiques et tant que je vis sous ce stress continu, il y aura peu de chances que les choses rentrent dans l’ordre. Si seulement RAOUL voulait faire un effort pour assainir la situation, se mettre à parler, arrêter de mal me traiter comme il le fait, je pourrais guérir…