3 octobre
Aujourd’hui, RAOUL a rendez-vous avec Maître MATOU pour discuter du litige avec Madame POMAL. Je décide d’y aller aussi. Lorsque j’entre dans la salle d’attente, RAOUL a l’air tout surpris.
« Qu’est-ce que tu fous ici ? » demande-t-il d’un ton agacé.
« Je ne vois pas de raison pour quelle raison je n’assisterais pas à l’entretien. Je suis autant concernée que toi. »
De colère, RAOUL me remet tous les documents dont il est chargé et me dit : « Vois donc ça avec Maître MATOU toi-même ! »
Mais comme le rendez-vous a été pris par RAOUL, je sais que Maître MATOU ne fera rien sans lui d’autant plus qu’il faudra verser 1.500 Francs d’honoraires, somme dont je ne dispose pas. Je me demande si RAOUL est en mesure de les régler. Finalement, nous assistons tous les deux à l’entrevue qui ne dure que quelques minutes et qui ne m’apprend rien de nouveau depuis la dernière consultation qui avait tant enragé RAOUL.
Je profite d’être en ville pour déposer à la TACO ma lettre pour annuler la procuration sur mon compte qu’avait RAOUL depuis l’ouverture. J’ai l’intention de fermer le compte pour obliger RAOUL de payer les fournisseurs cash et éviter ainsi de nouveaux découverts.
Je rentre déçue de ma tentative infructueuse de faire finir le chantier chez Madame POMAL par un tapissier compétent. Ma proposition ne l’intéresse pas. Mon dernier espoir de pouvoir arranger la situation in extremis s’envole définitivement.
(Annotation : C’est à LUI que Madame POMAL fait appel pour finir le chantier.)
Lorsque j’essaie d’aborder certains sujets avec RAOUL qui n’a toujours aucune intention de me répondre ni de discuter, il se met à déchirer avec ses dents de colère le dossier pour Maître MATOU. Je me demande sérieusement si RAOUL a encore tous ses esprits ; j’ai de plus en plus de doutes.
Il paraît qu’il a trouvé un autre avocat. Je ne souhaite pas de procédure en justice ; RAOUL n’avait qu’à terminer ses travaux à temps. Par contre, concernant les coups qu’il a reçus de cette cliente et le non-paiement des objets qui lui ont été remis, je pense qu’il faudrait malheureusement engager une procédure en justice. A mon grand étonnement, RAOUL n’est pas d’accord et s’apprête à quitter la pièce. J’essaie de l’en empêcher, puisque j’ai encore absolument des points à voir avec lui, mais il passe par la porte-fenêtre en poussant les volets si violemment qu’ils me claquent dans le visage et au bras ; je sais j’aurai des bleus demain. J’essaie d’arrêter RAOUL dans le noir.
« Je ne lèverai pas la main sur une merde ! » hurle-t-il en se dégageant.
Comme d’habitude, il me traite de tous les noms. Ainsi je sais ce qu’il pense de moi, je suis « une merde ». Heureusement que j’ai mes calmants ; j’en double la dose.
Je retourne dans la cuisine et découvre que la lettre d’une amie commune adressée à MON nom, a été ouverte. Je ne suis pas contente, RAOUL n’avait pas à l’ouvrir. Je suis convaincue maintenant, que RAOUL surveille tout mon courrier.
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