11 septembre
A peine rentrée, je suis confrontée à nouveau aux problèmes que j’ai laissés derrière moi pendant trois semaines : Il y a des problèmes avec Madame POMAL chez qui RAOUL a commencé à poser le tissu mural. D’après ce que m’a raconté la cliente, il l’aurait traitée de tous les noms et menacée de quitter le chantier non terminé pour partir avec l’argent et déposer le bilan.
Lorsque j’en parle à RAOUL, il devient immédiatement furieux et commence à me faire des reproches :
« Tu es folle, tout ton travail supplémentaire ne sera jamais payé ; je ne m’en occuperai pas. Je ne suis pas d’accord avec ta proposition de lui faire tous les travaux qu’elle veut ! »
Vu que j’avais du temps libre à ce moment-là, j’avais proposé à la cliente de régler ultérieurement tous les travaux supplémentaires ; j’étais tellement contente d’avoir du travail et la satisfaction que ma peinture plaisait. Vu nos bonnes relations, j’étais persuadée qu’il n’y aurait aucun problème et que ces travaux seraient des rentrées d’argent assurées. Mais Monsieur n’est pas d’accord !
Je ne me suis donc pas trompée : Dès que je remettrais les pieds à la maison, les problèmes recommenceraient ! Ils recommencent.
RAOUL me demande si j’ai réfléchi à notre avenir pendant mes « vacances », pendant que lui « a dû bosser ». Serait-il jaloux de mon séjour au bord de la mer, séjour jugé nécessaire par les médecins pour que je retrouve un meilleur état de santé ?
Il me reproche à nouveau de « ne parler que de pognon ». Il semble oublier que nous sommes en découvert à la banque et que nous avons beaucoup de problèmes d’argent à résoudre, que nous n’avons même pas le strict nécessaire quotidien assuré. Je lui réclame une nouvelle fois le chéquier qu’il détient, pour pouvoir pointer les extraits de compte ; mais il prétend de l’avoir laissé au restaurant.
« A partir de maintenant, c’est moi qui m’occuperai de la comptabilité ; j’en ai marre de tes erreurs dans la tenue du livre comptable » m’informe RAOUL sur un ton autoritaire.
Je me demande pourquoi il n’a toujours pas envoyé sa déclaration de revenu qui aurait dû partir fin mai, et pourquoi il ne tient toujours pas un cahier de caisse comme l’exige la Chambre des Métiers, s’il tient tant à ce que tout soit aussi parfait!
Je constate qu’apparemment aucun dossier n’a bougé pendant mon absence. Par contre, je m’aperçois que mon petit tiroir de l’armoire grise de la chambre a été fouillé.
En essayant de faire un peu de rangement au bureau à la cave, je tombe sur la réponse de ORGANIC suite à ma lettre de juin dernier. C’est une lettre de plus que RAOUL a interceptée, alors qu’elle est adressée à MON nom ! L’organisme m’informe que « depuis 1989, Monsieur BOULIER n'a pas versé toutes les cotisations qu'il devait à l'égard de ce régime. Par conséquent, en l’état actuel de son compte, vous ne remplissez pas la condition pour prétendre à cet avantage.» Je réalise que je ne peux prétendre à aucun droit à la retraite. C’est dur à avaler après avoir travaillé pour rien pendant huit ans !
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