17 août
Je sors de l’hôpital en début d’après-midi. Je n’ai pas le courage, ni la force physique d’aller à pieds au centre ville qui n’est pourtant pas bien loin, et je préfère prendre le bus. Je me permets le luxe d’aller directement chez le coiffeur pour me remettre un peu en état et me remonter le moral avant de faire quelques courses urgentes et passer à la GOURMANDISE.
Je suis sidérée dans quel état déplorable je trouve le restaurant. Dans la vitrine, qui n’a pas été nettoyée depuis longtemps, les chocolats ont pris un coup de chaud et ont blanchi ; RAOUL prétend ne pas l’avoir remarqué. Il y a très peu de choix en pâtisseries. Quel mauvais goût ! Quelle saleté ! Quel désordre ! Ce n’est certainement pas comme ça que les affaires vont marcher. RAOUL se prend pour le patron qu’il voudrait bien être, mais qu’il n’a pas le droit de l’être. Alors il s’est servi de moi, de mon nom de jeune fille plus exactement, pour contourner cette interdiction d’exercer à son compte dont il semble être frappé. Je ne dis plus rien puisque RAOUL fait de toute façon tout au-dessus de ma tête, mais je me pose d’innombrables questions…
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