Maître GUY représente Madame BOULIER dans le litige FRANCFINE.
(Annotation : Je n’ai jamais reçu de convocation.)
26 juin
Je reviens de voyage avec en tête l’image de mes parents attendant patiemment le départ du car dans la rue parmi les hôtes allemands et les touristes français, moi installée la première dans le car, avec un sentiment prémonitoire que je ne les reverrai plus. Je souhaitais tant que le car parte vite, ce qui ne fut pas le cas, pour raccourcir ce moment de grande détresse dont mes parents ne se sont pas aperçu. J’avais les larmes aux yeux et n’osais plus descendre du car pour ne pas leur faire de la peine et rendre notre séparation encore plus douloureuse. Je me demande si mes parents se sont rendu compte de mon état de santé déplorable ; ils n’en ont pas perdu un seul mot. J’étais triste lorsque mon père m’a simplement serré la main au lieu de m’embrasser au moment de notre séparation, un au revoir auquel je ne crois pas.
Malgré mes appréhensions, je vais directement à la GOURMANDISE où RAOUL me réserve un accueil glacial. Apparemment rien, rien du tout, ne s’est passé depuis une semaine. Nous rentrons ensemble à la maison dans un silence pesant.
Toute contente j’annonce à RAOUL que j’apporte l’argent pour financer un four professionnel.
« Je ne veux pas de l’argent de tes parents ! » s’écrie RAOUL, « Je n’en ai pas besoin ! »
C’est un beau mensonge, puisqu’il serait actuellement incapable de financer un four qui lui sera bien utile. J’insiste pour lui faire accepter le cadeau. RAOUL commence à lever la voix et se met en colère. Il devient odieux vis-à-vis de moi et même vis-à-vis de mes parents.
« Je n’en ai rien à foutre ! » hurle-t-il.
La présence de sa mère ne semble pas le gêner pour se faire de l’air. J’aurais mieux fait rester en Allemagne. Je crois que si mes parents m’avaient dit de revenir pour m’installer avec les enfants près de chez eux, j’aurais immédiatement fait mes valises pour tenter un nouveau départ dans la vie. Mais ils ne me l’ont pas dit ! Au contraire : Ils n’arrêtaient pas de me répéter que vu mon âge, j’aurais tout intérêt de rester là où je suis, en France. Alors, je reste, mais à contrecœur ; je commence déjà à avoir des regrets.
Nous sommes tous énervés et passons un dîner sans mot dire. Je suis triste pour EMMA qui est si contente de voir la famille réunie, mais les adultes se font la gueule. Ce soir je m’écroule d’épuisement physique et nerveux. J’ai eu raison d’appréhender mon retour …
Pour lire la suite, cliquez
Pour revenir au début du PUZZLE DE LA VERITE, cliquez