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avertissements et conseils à l'Humanité - warnings and advice to Humanity - But du blog : œuvrer pour un monde meilleur en publiant - des messages reçus du Monde Invisible - des articles sur l'environnement et la santé aim of this blog : help to make the world a better place by publishing messages from the Invisible World and articles on environmental and health issues - le témoignage sur les risques et conséquences du régime matrimonial légal

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Vivre dans la précarité - Suite 252 du PUZZLE DE LA VERITE

29 juin - 6 juillet
Après trois jours épuisants à l'Exposition Universelle 2000 à Hanovre et des kilomètres de marche, nous avons du mal à enregistrer tout ce que nous avons vu et commençons à être saturées des impressions fortes sans fin.  J'espère qu'EMMA en gardera un excellent souvenir.  Je suis tellement contente d'avoir été en mesure de nous offrir cette sortie très exceptionnelle qui aurait été impensable pour nous il y a quelques années.  Que de changement depuis le divorce !  Je crois que je suis sur la bonne voie ; je réussirai ma cinquantaine  pour compenser la quarantaine pourrie !

7 juillet
Je reçois enfin la paie d'avril de l'Education Nationale, 2.000 Francs en tout.  Sur la fiche de paie est marqué « juin ».  Je croyais naïvement qu'à la fin du contrat fin juin, les paies dues seraient toutes versées.  Quel employeur autre que l'Etat a le droit de payer ses employés avec trois mois de retard ?

Je suis déçue : Maître POPA me rappelle que dans l'affaire BENBIRA je ne peux pas agir en mon propre nom en raison de ma liquidation judiciaire et qu'elle attend toujours le feu vert de Maître TOUR.  Il en est de même avec la toile murale et  la porte décorée que je voudrais récupérer.  Tout mon travail préparatoire aux procédures a donc été en vain !
(Annotation : Le syndic ne répondra jamais à Maître POPA.)

19 juillet
Après avoir passé toute la journée à travailler sur les meubles, je rentre sur les genoux.  Cette commande me donne bien du souci et du mal.  Le temps presse, j'arrive à mes limites physiques, mon dos rouspète, mon bras n'est pas habitué à mener le pinceau toute la journée, des ampoules aux mains ne tarderont pas et mes jambes fléchissent en fin de journée.   Ce soir, je suis tellement fatiguée et énervée qu'une fois de plus, je n'arrive pas à trouver le sommeil avant une heure du matin.  Mais j'ai l'impression que ma petite activité démarre.  En tout cas, je me sens enfin à nouveau une personne à part entière : active, indépendante, logée correctement, une petite voiture, un petit revenu pour EMMA et moi, presque une vie normale.  Si seulement tout pouvait continuer ainsi, je n'en demanderais pas plus ! 
Demain, je dois absolument être débout à cinq heures  pour aller chercher EMMA
à Paris à l'aéroport, c'est déjà son retour d'Allemagne !

20 juillet
Il est 6 heures du matin ; je suis dans le train pour Limoges.  J'ai encore mal dormi, quatre heures seulement, ce qui fait que j'ai les yeux lourds et l'esprit lent.  J'essaie de profiter du temps dans le train pour mettre à jour mon Journal que j'ai délaissé depuis environ trois mois ; cela  ne m'est encore jamais arrivé, sauf en 1995 lorsque je croyais que notre ménage allait peut-être pouvoir s'arranger et que n'éprouvais plus le besoin d'écrire pour me libérer l'esprit.   Depuis l'ouverture de l'atelier, mes journées sont archi-remplies entre la constitution d'un stock d'objets décorés, quelques commandes et des expositions pratiquement tous les week-ends, ce qui ne me laisse guère le temps d'écrire.

7 août
Si je ne me trompe pas, l'Ordonnance rendue par le Tribunal de Commerce le 7 avril dernier concernant la vente des PRUNELLES à 900.000 Francs, devrait être caduc.  A ma connaissance, aucun accord n'a été signé entre les occupants actuels et les syndics.  Je trouve regrettable que je ne sois pas tenue au courant par les Instances.

18 août
A ma grande surprise j'apprends que je n'ai pas droit au RMI partiel de juillet à septembre, ce qui aura pour première conséquence que je dois payer plus de loyer.  A part la pension alimentaire, je serai sans revenu, si je ne trouve pas de travail rapidement. 

8 - 17 septembre
Je participe à la Foire de Perlieux pour faire connaître l'atelier et dans l'espoir de faire quelques ventes.  Cette année, je suis très déçue : En dix jours de foire, avec deux nocturnes, je ne couvre même pas la totalité de mes frais de stand, c'est-à-dire environ 800 Francs !  Je n'y reviendrai plus ; je n'ai pas l'intention de perdre ni mon temps ni mon argent, j'ai trop de projets qui me demanderont tout mon temps et toute mon énergie.

24 octobre  
Dans le journal local, je trouve une annonce pour la maison que nous habitions à Sourlac de 1992 à 1993.  Mise en vente : 1,4 millions de Francs, le double du prix auquel nous l'avions réservée !  Nous aurions pu réaliser une belle affaire : 100.000 Francs par an si nous avions pu l'acheter.  A l'époque, nous y avions perdu 40.000 Francs  de réservation chez le notaire ; pourtant RAOUL savait, lui, que nous ne pourrions jamais acquérir cette maison en raison de sa liquidation judiciaire en cours dont j'ignorais absolument tout à ce moment-là.   Cette idée me tourmente toute la journée. 

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