14 avril
Je peux enfin récupérer ma voiture au garage. La facture de 9.500 Francs est lourde et j'espère obtenir effectivement des aides promises pour couvrir au moins la plus grande partie des frais de réparation. En tout cas, je peux reprendre les marchés.
Je reçois une lettre de Maître TOUR, lettre qui me paraît d'abord incompréhensible, mais à la deuxième lecture je me rends compte que le syndic se fout de moi suite à mon courrier du 23 mars dernier, où je lui avais écrit :
« Je vous rappelle que mes innombrables courriers de 1999 sont tous restés sans réponse de votre part. Je compte sur votre réponse par écrit à toutes mes questions... » et suite à ma lettre au Tribunal de Commerce à qui j'avais signalé que le syndic ne répondait pas à mes courriers depuis environ un an.
Sa réponse dit :
« Mes différents courriers restés sans suite à ce jour. Je vous rappelle mes innombrables courriers restés sans réponse à mes innombrables demandes. Je vous renvoie donc à celles-ci si besoin est. »
(copie au Tribunal de Commerce)
Je n'en reviens pas. Sauf erreur, j'ai toujours répondu à tous ses courriers ; c'est LUI qui ne répond pas aux miens. Il est donc impératif que j'écrive au Tribunal de Commerce pour leur apporter des preuves de la mauvaise foi du syndic. Je ne peux pas me laisser traiter en ridicule par cette personne incompétente.
J'adresse une copie de la lettre de Maître TOUR à Maître POPA en lui demandant d'intervenir auprès du syndic pour qu'il change son attitude vis-à-vis de moi, et je lui rappelle que je m'étais plainte pour la première fois de Maître TOUR auprès du Tribunal de Commerce en mai 1998 dans l'espoir qu'on m'aidera, plainte restée sans réponse, et je signale qu'il n'a même pas pris la peine de répondre à mes commentaires du 6 août 1999 concernant la liste des créances. J'insiste sur mon droit à l'information avant que mes biens soient liquidés. Je menace de rendre publique ce qui se passe dans les Instances si je n'obtenais pas satisfaction.
Je n'ai toujours pas de réponse du Tribunal de Commerce à une dizaine de courriers concernant le certificat des PTT, mes problèmes que je rencontre avec Maître TOUR, la non-application de l'Ordonnance du 12 décembre 1996 et la vérification de l'état des créances. Je me vois obligée de relancer le Tribunal de Commerce une nouvelle fois !
Je passe toute ma journée à l'ordinateur pour sortir mon courrier concernant principalement des dossiers à problèmes, problèmes créés par RAOUL, problèmes que je souhaite de tout cœur être enfin résolus. Je souhaiterais avoir l'esprit libre pour autre chose, pouvoir jouer avec EMMA ou faire de la peinture et surtout pouvoir enfin mener une vie paisible.
18 avril
Suite à l'entretien avec Maître ESTA, Maître POPA pense que CASO a dû vendre les objets que je recherche.
« Compte tenu du faible montant des sommes en cause, je ne vous conseille pas d'engager une procédure car vous risqueriez d'être condamnée pour procédure abusive. La seule solution consiste à obtenir de CASO une indemnisation pour les lots perdus. »
Je me demande comment je peux leur réclamer une indemnisation sans avoir pu vérifier d'abord qui est le coupable, CASO ou Maître ESTA ? Personne jusqu'à ce jour n'a compris pourquoi je réclame une copie du procès verbal de saisie établi lors de l'enlèvement du matériel chez CASO. C'est ensuite seulement que je pourrais accuser, mais pas avant. Et ce document décisif, on me le refuse ! Si je comprends bien Maître POPA, je devrais abandonner mes démarches de recherche. Je suis une nouvelle fois perdante.
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