21 janvier
Le CIDFF à qui j’ai exposé tous mes problèmes, ne peut pas m’aider ; seul un avocat pourra me conseiller et agir. La juriste n’a pas connaissance d’une association pour personnes abusées par leur conjoint. D’après elle, le problème des dettes ne sera évoqué qu’après l’appel au Jugement de Divorce, dans le cadre du partage des biens ; il en serait de même pour la pension alimentaire pour EMMA, chose que je trouve aberrante. Dois-je attendre jusqu’au partage des biens qui aura lieu, je ne sais quand, pour toucher une pension alimentaire pour EMMA, alors que le père travaille ? Je suis sidérée d’apprendre que c’est à MOI de prouver que le père a un travail. Comme il séjourne à l’étranger, cela me paraît difficile ; je ne connais ni son adresse en Egypte ni le nom de son employeur. Pourtant, le père a l’obligation de communiquer son adresse dans les deux mois qui suivent un changement d’adresse ; la non-communication d’adresse est sévèrement sanctionnée. Mais RAOUL ne la respecte pas ; il fait comme il a toujours fait : à sa tête.
Je sors exaspérée des bureaux. Je me sens terriblement seule ; j’ai l’impression que personne ne peut ou ne veut m’aider et que la victime est la plus mal lotie dans toute cette affaire. La victime, c’est moi.
23 janvier
Insatisfaite des informations obtenues au CIDFF, je demande à Maître CORNIAUD d’interroger Monsieur BOULIER sur les deux millions de Francs de dettes dans le cadre de l’appel au Jugement de Divorce. Comme j’étais mariée sous le régime de la communauté réduite aux acquêts, la justice me tient maintenant responsable des actes commis à mon insu par mon mari malhonnête, qui me refuse toute réponse. Je considère que j’ai au moins le droit d’être informée sur l’utilisation d’une somme aussi astronomique.
(pas de réponse)
Comment RAOUL a-t-il pu arriver à avoir des problèmes financiers avec un chiffre d’affaires cumulé de 1,5 millions de Francs de 1990 à 1993, chiffre d’affaires en chute libre ? Qu’a-t-il fait de cet argent ? Lorsque parfois, je m’étonnais que nous n’ayons pas de réserve malgré tout le travail que nous sortions, RAOUL aimait me répondre : « Je ne mets pas d’argent dans ma poche ». Vu que j’ai travaillé autant que lui pour le gagner, je voudrais obtenir des explications, mais RAOUL me les refuse obstinément. A ce jour, j’ai été dans l’impossibilité d’apprendre ce qui avait conduit à la liquidation judiciaire de RAOUL. Ni son syndic, ni les avocats ne m’ont répondu à mes demandes d’être renseignée. Comment faire ?
25 janvier
Après un feu de cheminée pris à temps grâce à l’alarme donnée par EMMA, je condamne les chambres au premier étage et nous campons en bas au salon. EMMA trouve cette solution très rigolo. Je n’y trouve rien de drôle espérant que je n’aurai rien à payer à part un nouveau ramonage et une facture EDF plus élevée que d’habitude. Je me passerai bien de ce problème supplémentaire, j’en ai déjà assez comme ça !
Je ne vois pas d’autre solution que de nous installer le matin à la Mairie pour avoir un peu plus chaud. Dans l’après-midi, ça va mieux : Le soleil chauffe la véranda qui devient ainsi la pièce la plus chaude de toute la maison.
(Annotation : Nous serons sans insert pendant plusieurs semaines.)
26 janvier
Comme je n’ai pas de nouvelles de ma plainte déposée contre Monsieur BOULIER pour détournement d’actifs et usage de faux, je demande Maître TOUR à quel stade se trouve la procédure pénale engagée par lui et s’il a pu se procurer la comptabilité.
Je me plains du refus d’information de sa part depuis maintenant deux ans et de l’absence de réponse à mes courriers. J’en profite pour réclamer une nouvelle fois au syndic l’état financier de la GOURMANDISE. Je trouve inadmissible la manière dont je suis traitée par toutes les parties concernées qui gardent un silence quasi absolu.
(réponse le 9 mars)
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