22 juillet
EMMA revient de ses vacances avec son père. Depuis très longtemps, je crois même depuis notre demande de divorce, RAOUL et moi, nous nous reparlons un peu plus longuement. J’apprends que les PRUNELLES seront entièrement payées par une procédure engagée contre la Royal SAGE pour vice de forme.
(Annotation : RAOUL ne m’en dira jamais plus.)
Je découvre que Maître MATOU a retenu tout le courrier de RAOUL, soit environ dix lettres qui m’étaient destinées. Je ne connais pas non plus la toute dernière version des Conclusions déposées pour moi concernant le Jugement de divorce dont RAOUL détient une copie, mais pas moi. Je ne connais pas non plus toutes les pièces fournies par RAOUL. Je croyais que toute pièce fournie par une des parties, devait être communiquée à l’adversaire ; cela n’est pas le cas pour moi. Je m’aperçois que RAOUL est au courant de TOUT ce que j’ai écrit, il connaît même les lettres que j’ai adressées au Consulat du Canada pour empêcher une éventuelle sortie de territoire d’EMMA par le père, et celles à l’huissier pour faire saisir la VOLVO. Je me demande comment il a pu en avoir connaissance. Une chose est sûre : Il est mieux informé que moi. Je commence à avoir de gros doutes du sérieux du travail de mon avocat.
RAOUL m'explique qu’il avait remis nos deux peintures miniatures sur ivoire anciennes à Monsieur JULE en compensation des loyers impayés pour le local commercial ou au moins d’une partie, et qu'elles allaient être expertisées. Nous sommes d’accord sur un point : Il ne faut pas vendre les PRUNELLES aux occupants actuels, mais tout faire pour préserver la propriété pour les enfants. Les occupants ne se sont pas manifestés, ce qui les rendrait fautifs une fois de plus. RAOUL souhaite un partage « intelligent » des biens. Restera-t-il quelque chose à partager une fois les dettes réglées ? Je commence à en douter.
Je profite de la relative bonne humeur de RAOUL pour lui montrer l’état des créances et lui demander des explications. RAOUL essaie de me faire croire que le document n’est pas à jour et veut une copie pour pouvoir commenter chaque poste.
(Annotation : Les créances sont bien réelles à part quelques petites exceptions.)
Avant son départ, je lui remets une lettre pour obtenir des explications sur l’endettement à mon insu d’environ 2 Millions de Francs, somme qui me tourmente l’esprit au point qu’elle m’empêche de dormir. Je ne m’explique pas le poste Royal SAGE de 1,25 Millions de Francs et le poste SNIV de 270.000 Francs. Tout ce que je savais sur cette banque est, qu’il y avait un découvert de 118.000 Francs, mais jamais une dette de cet ordre-là. Me donnera-t-il enfin des explications ? Je compte sur sa pitié pour me permettre de retrouver au moins un sommeil normal dont j’ai cruellement besoin vu mon état de santé fragile.
(Annotation : réponse insatisfaisante le 11 août 1997)
RAOUL me demande d’envoyer tout mon courrier à l’adresse de sa mère qui ne l’ouvrirait pas, mais qui le transmettrait à son adresse actuelle en Egypte, qu’il refuse de me donner.
Suite à l’entretien avec RAOUL, je réclame immédiatement à Maître MATOU une copie des courriers et documents qui lui ont été remis par l’avocat de Monsieur BOULIER, et dont j’aurais dû avoir connaissance. Je voudrais savoir pourquoi il n’a pas changé les motifs de divorce suite à ma demande du 22 avril 1996 et pourquoi il n’a pas tenu compte de mes nombreux courriers dans sa plaidoirie.
(Annotation : Maître MATOU ne m’en donnera jamais. Je n’obtiendrai AUCUNE copie des pièces fournies par RAOUL. Il me propose un rendez-vous en mi-août et, le 21 août, donne une réponse concernant les copies.)