J’accompagne EMMA au village pour qu’elle s’amuse avec ses copains et copines chez MARIA, où pendant quelques heures, elle peut oublier les misères qu’elle doit vivre à la maison, comme l’interdiction de son père de manger UNE SEULE fraise pour la punir de ne pas avoir voulu terminer son plat ou l’obligation soudaine de voyager seule à l’arrière de la voiture parce que RAOUL exige maintenant de moi de monter devant.
Je vais la récupérer juste avant le dîner, pour pouvoir la coucher aussitôt après pour ne pas laisser le temps à la naissance de nouveaux conflits absurdes.
Cette nuit, j’ai fait à nouveau mon rêve habituel : EMMA et moi, nous courons toutes les deux à travers des rues, chemins, bâtiments, tunnels, maisons, caves dans une ville inconnue à toute allure jusqu’à épuisement pour échapper à un monstre effrayant indéfinissable qui nous poursuit. A chaque fois, je suis hantée par la peur de ne pas pouvoir lui échapper ou de perdre EMMA en route qui a du mal à me suivre dans cette course effrénée. Comme à chaque fois, je me réveille complètement épuisée, trempée de sueur, plus fatiguée qu’au coucher. Si seulement ces cauchemars pouvaient s’arrêter !
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