2 novembre
La question de la pension alimentaire pour EMMA me travaille beaucoup. Je rappelle à Maître CORNIAUD que l’appel au Jugement de divorce qui ne prévoit aucune pension alimentaire en raison de la situation du père au moment du divorce, est VITAL pour l’enfant. Je signale que l’enfant doit vivre dans une maison non chauffée et que je suis dans l’impossibilité de lui offrir viande ou poisson. Aurait-il oublié qu’il m’avait promis de demander à Maître TOUR de me reverser une pension alimentaire sur ma part à l’indemnité d’occupation des PRUNELLES ? En refermant ma lettre, j’espère qu’il interviendra enfin dans l’intérêt d’un jeune enfant et qu’il me répondra après cinq courriers restés sans réaction depuis mi-septembre.
(pas de réponse, pas de suite)
8 novembre
Dans la soirée, j’ai la visite surprise de la propriétaire de la maison qui rentre comme une furie dans la véranda, quelque chose ne semble pas aller. Elle commence à me parler de 700 Francs de frais d’inscription de bail, inscription dont je n’ai jamais rien su, et que d’après elle, je lui devais et du problème de responsabilité pour le débris de verre de l’insert. Elle nie sa responsabilité pour la réparation de l’insert défectueux et me met en garde que s’il y a le feu, ce serait de ma responsabilité. Il ne manquait que ça ! C’est tout le contraire de ce que l’assureur m’a expliqué. Je ne sais plus qui a raison.
Elle me dit que tout le monde dans le village aurait marre de moi, de mes histoires, même Monsieur le Maire, marre entre autres, que j’arrête les voitures pour rentrer à la maison. Je n’y comprends pas grand-chose et considère que cela ne la regarde pas comment je rentre faute de moyen de transport et que je n’ai jamais fait d’histoires à personne, que tous mes rares contacts dans le village me semblent tout à fait corrects. Lorsque j’essaie de placer un mot, la propriétaire ne m’écoute rien, me coupe la parole, lève la voix ; je la considère dans un état anormal ; il me revient qu’elle est sous PROSAC, c’est peut-être l’explication pour son comportement de furie. Même en lui cherchant des excuses, j’arrive au bord d’une crise de nerfs et je ne vois comme seule solution pour me protéger, de mettre cette femme dehors.
Une fois la porte refermée, je craque et laisse échapper tout mon énervement retenu. Après m’être calmée un peu, je rédige tout de suite un résumé de l’incident avec copie pour Monsieur le Maire. Je ne peux pas accepter qu’on fasse circuler des histoires sur ma personne, surtout étant une personne sans histoire. Et tout cela pour un conflit de vitres d’insert fendues ! J’ai envie de « bouffer » tout le monde. Je me retrouve toujours sans chauffage et je ne sais plus quoi faire. Pauvre EMMA, qui doit apprendre à vivre dans une maison à 10° C ! L’autre soir, elle ne voulait même plus sortir de la baignoire, tellement elle avait froid après avoir essayé en vain plusieurs fois de sortir de l’eau chaude ! Nous avons pris l’habitude de nous coucher avec la bouillotte qui nous chauffe au moins les pieds dans notre lit glacial. Il n’est pas étonnant que cette nuit, je dorme très mal.
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