23 octobre
Mes journées sont bien remplies par les études avec le CNED et le temps passe vite.
Le Tribunal de Commerce me convoque pour une audience le 30 octobre prochain puisque Madame POMAL a demandé la levée du délai de forclusion pour faire admettre sa créance. Je demande aussitôt à Maître CORNIAUD de me représenter. Le fera-t-il ? Pour me défendre dans cette affaire, je ne dispose que du brouillon des commentaires concernant l’expertise, rédigés par RAOUL. A ce jour, il a refusé de me faire parvenir la version finale de ses commentaires que je lui avais pourtant demandée à plusieurs reprises pour pouvoir me défendre puisque moi, je n’ai rien à me reprocher dans cette affaire, à part ma grande naïveté basée sur la confiance en mon époux ; une fois de plus, c’est RAOUL qui a causé le problème en ne respectant pas le délai d’exécution des travaux. Pourquoi n’avait-il pas terminé le chantier à temps, sachant bien qu’il y aurait des problèmes s’il n’était pas fini dans les délais. Je n’aurai jamais de réponse à cette question, comme à beaucoup d’autres d’ailleurs, RAOUL préférant se taire et s’éclipser en Egypte où il peut mener une vie à sa guise sans être incommodé par les conséquences des problèmes qu’il a créés. Moi par contre, dont le nom de jeune fille a été utilisé par RAOUL pour ouvrir la GOURMANDISE, je dois faire face à toutes les conséquences de son comportement irresponsable. Je ne les fuis pas, je les supporte, on me tient légalement responsable d’actes que je n’ai pas commis. J’essaie d’y faire face comme je le peux malgré mon mauvais état de santé.
(Annotation : Bien qu’il m’ait promis de me représenter, Maître CORNIAUD ne se présente pas au Tribunal de Commerce.)
24 octobre
Je reçois trois mauvaises nouvelles : La première est que RAOUL m’envoie du Caire une lettre de rappel de la Mairie. Elle concerne la facture de cantine du mois de juin 1996 de 136 Francs qui serait restée impayée à ce jour. Il me demande de la régler puisqu’il ne se sent plus concerné vu la demande de divorce qui date de mi-avril 1996. Je ne comprends pas grand-chose étant persuadée d’avoir toujours tout réglé. Peut-être me serais-je trompée à cause des vacances d’été ? J’ai du mal à le croire, puisque je règle immédiatement - dans la mesure du possible - toutes les factures pour ne pas accumuler du retard. Je suis assez sûre de l’avoir réglée. Comme je dois payer toutes les factures en espèces faute de chéquier, comment prouver que je suis à jour dans les factures de cantine ? Je n’ai pas de reçu. Je vais à la Mairie pour vérifier le paiement, mais la secrétaire ne trouve pas de trace.
Je suis amère et préviens le Trésor Public que je ne payerai pas deux fois. Même si effectivement je n’avais pas payé cette facture, RAOUL ne pourrait-il pas avoir la correction de la régler au lieu de me l’envoyer avec un « gentil » mot disant : si tu dois la facture, paies-la. Il s’agit quand même de sa fille, même si c’est moi qui en ai la charge ? ! D’ailleurs, en juin 1996, nous n’étions pas encore divorcés ! En relisant la lettre de RAOUL, je constate qu’il ne porte pas son adresse au Caire. C’est contraire à la Loi qui prévoit que chaque parent doit communiquer dans les deux mois tout changement d’adresse à l’autre parent qui a la garde de l’enfant. RAOUL doit bien avoir des raisons pour ne pas me communiquer son adresse en Egypte !
La deuxième mauvaise nouvelle : L’ASSEDIC retourne mon dossier d’AFR, je suppose pour un problème de date. J’ai dû avancer 3.500 Francs de frais de ma « caisse d’urgence », mais je n’ai encore reçu aucun paiement d’AFR ! Je me sens tellement retournée que je ne reprends pas mon cours pour le reste de la journée. Avec l’ANPE, nous décidons de monter le dossier une deuxième fois.
La troisième mauvaise nouvelle : L’ASSEDIC ne donne plus aucune aide matérielle depuis la nouvelle réglementation en application depuis le 1er octobre, mais ne m’indique pas à quelle instance je dois m’adresser maintenant pour obtenir une aide financière pour le bois de chauffage. Je ne sais pas quoi faire. J’ai la certitude que nous aurons froid cet hiver.
Dans ma détresse, j’appelle la CAF qui me conseille de m’adresser à l’assistante sociale. Pendant la conversation, mes larmes montent lentement, mais sûrement ; je ressens ces démarches comme une grande humiliation qui est très dure à supporter, mais je n’ai pas le choix. Qui aurait pu penser un jour je ferai la quête pour pouvoir acheter du bois de chauffage ! ?
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