10 novembre
En reprenant le dossier des banques, il me revient que RAOUL avait un litige avec la banque GALE
où je le soupçonne d'avoir ouvert fin 1994 un compte pour encaisser les chèques clients qu'il refusait de mettre sur le compte à la banque TACO à partir du moment où je lui avais
retiré sa procuration sur mon compte. Etant donné que la banque ne me donnera aucun renseignement, je demande à Maître TOUR d'intervenir auprès de la banque GALE pour connaître
les remises de chèques clients éventuellement effectuées par Monsieur BOULIER pour m'aider à compléter ma plainte déposée contre Monsieur BOULIER et pour apprendre enfin le montant
des fonds détournés à la fermeture de la GOURMANDISE.
(pas de réponse, pas de suite)
Je passe toute la journée à l'ordinateur pour établir une liste des courriers que j'avais rédigés
avant l'achat de l'ordinateur en octobre 1998. C'est un travail de fourmis, mais je tombe sur des faits intéressants dont je ne me souvenais plus et qui me permettent de
compléter les divers dossiers sur lesquels je travaille pour reconstituer le passé.
C'est ainsi que je fais petit à petit un résumé des documents et courriers à mon nom ou me
concernant directement, que RAOUL a interceptés pendant des années sans me les remettre ; je voudrais le communiquer au Procureur de la République pour démontrer mon impossibilité de
me défendre dans plusieurs cas ou de pouvoir agir à temps, ainsi que le comportement crapuleux de Monsieur BOULIER envers moi qui n'avait qu'un seul but : me
nuire.
11 novembre
Je continue mon travail de la veille et découvre à mon grand étonnement, que pour la procédure de
divorce, RAOUL avait fourni comme pièce une attestation du docteur REAU, psychiatre au Centre Hospitalier de Perlieux, attestant mon hospitalisation du 13 au 22 octobre 1994,
établie le jour de ma sortie, soit disant « à la demande de l'intéressée et remis en main propre ». Ceci n'est pas vrai, je n'ai jamais demandé une telle attestation.
D'ailleurs, j'ai demandé en cette début d'année aux médecins qui m'avaient suivie à l'époque, de me faire des attestations d'hospitalisation dont je ne disposais pas, pour vérifier les
dates. Je soupçonne RAOUL d'avoir demandé au docteur REAU de lui faire une attestation d'hospitalisation pour pouvoir prouver, en cas de besoin, que j'étais « une folle qui devait être
internée » comme il me l'a sorti plus d'une fois. Je crois, en reprenant les dossiers, je ferais encore d'autres découvertes. Je me rends de plus en plus compte que le travail
que j'ai entamé, est loin d'être fini...
12 novembre
Je vais au Parquet pour me renseigner sur l'état de ma plainte contre Monsieur BOULIER déposée en
mai 1997. A ma plus grande surprise, j'apprends qu'un courrier m'avait été adressé en septembre dernier m'informant que l'affaire a été CLASSEE !! Le Tribunal aurait-il
toujours utilisé l'adresse de Bornac où je n'habite plus depuis quatre ans ? Dans ce cas-là, le magistrat n'a jamais lu mes lettres attentivement. Je suis si stupéfaite
qu'aucune suite ne sera donnée à l'ensemble de mes plaintes, que je dois m'assoire un instant pour reprendre mes esprits. Je sens les larmes monter, mais je réussis à ne pas
pleurer. La secrétaire me promet de me faire une copie du courrier et de se renseigner si ma plainte pour fausse déclaration sur l'honneur faite par Madame REINE BOULIER, plainte
déposée en décembre 2001, a été également classée. Elle craint qu'elle n'ait été jointe à la plainte principale, bien que sans rapport avec ma plainte contre Monsieur BOULIER, puisqu'elle
concerne le divorce.
En sortant du bureau, je me jure que j'irais jusqu'au bout, que je ne m'arrêterai pas là, pas avec
une affaire classée, que j'écrirai au Procureur Général, au Ministère de la Justice, à la Cour européenne des Droits de l'Homme, à l'Ambassade d'Allemagne et pourquoi pas à la Presse. Je
sais que mon travail n'est pas encore fini. Je m'étais fixé comme date limite la fin d'année ; ce délai est à oublier.
Pendant mes courses, je me sens mal, j'ai la tête ailleurs, je ne fais pas attention, j'ai envie de
pleurer, me faire de l'air, je ne fais pas tout mon programme des courses, je rédige déjà les prochains courriers dans ma tête, je perds ma petite montre qui m'a accompagnée depuis trente
ans. Je suis si mal dans ma peau que je n'arrive même plus à pleurer pour me soulager.
Sur Internet je trouve la convention européenne des Droits de l'Homme. Le paragraphe 3 de
l'Article 6 dit : « Tout accusé a droit notamment à :
a. être informé dans le plus court délai, dans une langue qu'il comprend et d'une
manière détaillée, de la nature et de la cause de l'accusation portée contre lui ;
b. disposer du temps et des facilités nécessaires à la préparation de sa défense
;
c. se défendre lui-même ou avoir l'assistance d'un défenseur de son choix et, s'il n'a
pas les moyens de rémunérer un défenseur, pouvoir être assisté gratuitement par un avocat d'office, lorsque les intérêts de la justice l'exigent »
L'Article 13 - Droit à un recours effectif dit :
« Toute personne dont les droits et libertés reconnus dans la présente Convention ont été violés, a droit
à l'octroi d'un recours effectif devant une instance nationale, alors même que la violation aurait été commise par des personnes agissant dans l'exercice de leurs fonctions officielles.
»
Je constate qu'il y a un grand fossé entre la théorie bien intentionnée et la pratique
pourrie. Je me demande comment je peux faire appliquer la Loi et obtenir justice...
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