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  • : FUKUSHIMA ATTENTION DANGER
  •  FUKUSHIMA ATTENTION DANGER
  • : FUKUSHIMA - radiesthésie - radiesthesia - avertissements et conseils à l'Humanité - warnings and advice to Humanity - But du blog : œuvrer pour un monde meilleur en publiant - des messages reçus par radiesthésie - des articles sur l'environnement et la santé aim of this blog : help to make the world a better place by publishing messages from the Other World and articles on environmental and health issues - le témoignage sur les risques et conséquences du régime matrimonial légal
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Recherche éditeur - Looking for editor

Je suis à la recherche d'un éditeur pour la publication et diffusion à l'échelle mondiale du recueil de Messages Divins JESUS EN DIRECT.

 

Merci de me contacter par le formulaire de CONTACT.

 

Looking for an editor for publication and worldwide commercialisation of the collection of Divine Messages JESUS LIVE.

 

Please use the CONTACT form to get in touch with me.

 

APPEL URGENT

pour informer de la nouvelle réalité depuis le 11 mars 2011

URGENT APPEAL to inform on the new reality since March 11, 2011


____________________

 

"A foolish faith in authority is the worst enemy of truth."

Albert Einstein


"Le monde est dangereux à vivre. Non pas à cause de ceux qui font le mal,

mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire."

Albert Einstein

 

"During times of universal deceit, telling the truth becomes a revolutionary act."

George Orwell

 

"Les hommes répugnent à accepter ce qui est facile à saisir. "

  Henry Miller


icono

 

 

Think again, think seven times again before you leap 
and start construction of new nuclear power plants.
Mikhail Gorbachev
June 2006

/ / /

Ajoutez votre TEMOIGNAGE

en laissant un message dans CONTACT

(je le publierai ensuite),


mettez des LIENS

vers des sites ou blogs de témoignages

pour faire partager les expériences vécues


Merci de votre participation !

  _____________

 

HALTE A LA VIOLENCE CONTRE LES FEMMES DANS LE COUPLE
http://www.prevention.ch/haltealaviolence.htm

 

____________________

 

Où témoigner, où vous adresser si vous êtes victime au travail d'un pervers narcissique ?


Association Mots pour Maux au Travail
16, rue des Cailles 67 100 Strasbourg. 0388659388
http://www.multimania.com/xaumtom
e.mail: MOMO67@netcourrier.com
Paris: 79, rue Manin, 75019. 0140478634. Présidente: Anne Ber.


Association nationale des Victimes de Harcèlement psychologique au travail (ANVHPT)
Maison des Association
3, boulevard des Lices, 13 200 Arles. 0490934275. Présidente: Françoise Pagano.


Association contre le Harcèlement professionnel (ACHP)
0145830720. Site internet:
http://www.i.france.com/achp
e.mail: achp@ifrance.com Président: Luis Gonzales-Mestres


Association Harcèlement Moral Stop (AHMS)
11, rue des Laboureurs, 94 150 Rungis. 0607243593
e.mail: Iscoarnec@aol.com président: loïc Scoarnec


la pétition sur internet contre le harcèlement Moral
: par le docteur Thierry Demorand
http://www.multimania.com/harcelement/


Association Villermé
Association nationale des Inspecteurs du Travail: 0240344486

 

______________

 

 

TEMOIGNAGE DE POKALUTINE


 

Je viens de parcourir votre blog et je voulais vous dire que je suis dans une situation identique depuis 1 an. Partie pour violences physiques et verbales, j'ai laissé notre bien commun à Monsieur puisqu'il le souhaitait et devait en contre-partie payer les crédits y afférents. Depuis un an, il ne paye pas régulièrement et maintenant, je me retrouve au contentieux de par sa faute. Mon avocat ne se bouge pas et c'est tout juste s'il ne me traite pas comme une "enquiquineuse"; j'ai saisi le procureur de la république, sans réponse, j'ai voulu déposer plainte au commissariat de ma ville, non recevable !!! Monsieur a quitté le bien et a changé de région sur sa demande personnelle, le bien est en partie loué depuis septembre dernier dont je ne touche aucune part de loyer, les créances ne sont pas payées, une partie de la maison est laissée à l'abandon et en partie déteriorée. La maison a été estimée à 170 000 euros ( du fait de son état actuelle) alors que nous avons 250 000 euros de dettes à la banque. J'ai dû partir de cette maison pour protéger mon fils et moi-même de sa violence( insultes, cracher à la figure, menace de mort et prise au cou devant mon fils) personne ne s'est soucié de tout cela. Malgré que je lui ai tout laissé comme il le souhaitait, il continue de me nuire. Son but est de me mettre sur la paille comme il dit, alors à quoi servent les hommes de loi et la loi si elle ne peut être appliquée et que l'on laisse de telle ssituations se dégrader sous prétexte que nous sommes mariés sous le régime de la communauté, et qu'il n'y a aucun recours contre son époux.
Merci !

____________
Témoignage de Danièle

 

1990, je suis fonctionnaire depuis 9 ans pour le compte de La Poste, j’achète seule une petite maison située non loin de mon emploi, à l’époque dans un Centre de Tri.

 

En 1991/1992, je passe mes week-ends à « bricoler » des motos & des voitures anciennes au sein d’une association.

 

A l’époque je roulais principalement en moto, j’avais également deux voitures, dont une datant des années 60, et qui était en cours de restauration.

 

Le conseiller technique, qui était également l’un des membres fondateurs de cette association, consacrait également beaucoup de temps à cette passion que nous avions alors en commun.

 

A la fin de l’année 1992, je lui déclare les sentiments plus qu’amicaux que je nourrissais en secret à son égard, il me bloque tout net, hautain, et je rentre chez moi ; Bizarrement délivrée de ce poids, et d’une manière incompréhensible, de mon intention ; Son intervention s’étant ce soir là apparentée à un refus lors d’un entretien d’embauche…

 

Une semaine plus tard, il revenait en me disant qu’il avait changé d’avis, qu’il ne voulait pas dire ce qu’il avait dit… Qu’il avait eu une conversation avec un ami, ou son beau-frère, je ne sais plus…

 

Bon, nous y voilà…. Mais moi j’en suis restée à ma douche froide et je n’arrive pas à remonter en température !.

 

Si pour ma part, je suis en accession à la propriété, lui est alors locataire en HLM, avec 2 crédits en cours. Je ne découvrirai que bien plus tard ses origines familiales de petite bourgeoisie de province, dotée d’un esprit de parvenus à toute épreuve (!).

 

Il insiste pour que nous soyons ensemble, je n’y tiens plus tant que ça. Je le retrouve en larmes un dimanche après-midi dans son appartement. J’accepte, et ce sera l’erreur de ma vie… Nous sommes en janvier 1993.

 

Au bout de 6 mois de vie commune, il donne son congé de son appartement HLM, il a alors à peu près le même salaire que le mien, la différence étant qu’il doit faire l’avance de ses frais professionnels, il est alors technicien pour le compte d’une grosse Société de téléphonie, ce qui laisse en temps réels peu de disponibilités.

 

Il présente correctement, il dégage beaucoup d’honnêteté et de loyauté, je lui fais donc confiance et je décide de mettre officiellement ma maison à nos deux noms. Nous faisons quelques travaux intérieurs de faible amplitude, et je trouve correct de le protéger au cas où il m’arriverait quelque chose.

 

Nos rapports ne sont pas ceux d’un couple « normal », mon compagnon a de gros problèmes d’identité affective, et nos relations intimes sont fortement contrariées par cet état de fait. De plus, mes horaires décalés et mes conditions de travail – qui n’ont rien de féminin en terme d’efforts physiques - n’arrangent rien.

 

Je dirais aujourd’hui que nous avions une forme de vie frère/sœur, avec cependant beaucoup de complicité, j’avais une confiance aveugle en lui.

 

En 1994, je co-signe sur sa demande un dossier de prêt (65 000 Francs) pour l’achat d’une voiture rare de 1966. Le prêt est accepté, nos charges fixes étant réduites du fait des faibles mensualités de la petite maison (j’avais su ne pas être exigeante).

 

En 1997, je fais la connaissance d’une personne charmante, Principal de Collège, et mon manque d’intimité Homme/Femme me fait tomber dans ses bras.

 

Je ne triche pas - je ne mens jamais – j’explique à Monsieur qu’il vaut mieux en rester là tant que nous ne sommes pas mariés, que je désire partir vivre avec J…. (qui a un appartement de fonction), et qu’il peut rester dans ‘notre’ maison jusqu’au moment où nous prendrons une décision la concernant.

 

Refus, Rien à faire, avec le problème qu’il avoue avoir vis-à-vis des femmes, je dois rester… Il faut que je comprenne. Une fois de plus, j’accède à sa demande, même si notre ‘attelage’ n’est pas un couple réel, il partage ma vie, je cesse effectivement toute relation avec J….

 

J’inscris Monsieur à un club de rencontres, après tout, le problème vient peut-être de moi…. Il n’y aura pas de résultats concluants. La vérité est ailleurs !!!.

 

En 1998 => Mariage (sans contrat), mon témoin est J..., avec lequel j’ai conservé des relations purement d’amitié très fortes… J’aurai plus tard une autre possibilité, qui se terminera dans les mêmes conditions et pour les mêmes raisons.

 

Cela faisait donc 5 ans et demie que nous partagions ma maisonnette du début (!), quand le lendemain matin du mariage - au réveil - il me révèle des pratiques sexuelles plus de discutables, mais qui n’engagent finalement que lui. Je suis quoiqu’il en soit assez choquée sur la forme…

 

5 ans et demie, attendre le lendemain du mariage, quel manque d’honnêteté ! Pour ma part, c’est une chose que je n’aurais pas pu faire. J’aurais dû écouter à ce moment là ma petite voix intérieure.

 

Notre vie reprend son cours, toujours sans relations physiques permettant un rapprochement profond entre deux êtres humains… Non, ce type est coupé d’Unité Centrale et de barrettes mémoires…

 

J’avais 2 chiens de race (chows-chows), ils le dérangeaient parce qu’ils étaient malades, alors il les a abattus. Ma moto a été également vendue, il n’y avait plus de place que pour l’Informatique (qui a littéralement envahi notre vie, peut-être aussi meublé notre quotidien) et les voitures anciennes.

 

Cela faisait 7 ans que nous habitions dans ma petite maison devenue nôtre, quand il décide qu’elle est trop petite, et c’était vrai. Nous vendons. Nous arrivons en l’an 2000.

 

Je perds ma mère le 03 Janvier, je n’aurai aucun soutien de la part de mon époux, il est froid, pour moi c’est une détresse sans précédent, il ne le voit même pas. D’autant plus que je sais par des relations communes que ma Belle-mère est un vrai danger potentiel pour moi… J’ai un frère unique plus jeune que moi de 3 ans, sur lequel je sais ne pas pouvoir compter outre mesure. Nous n’avons pas le même fonctionnement intérieur.

 

Mon père est âgé, caractériel et égocentrique, il sera retrouvé mort dans son appartement, seul, en juillet 2005.

 

Mes conditions de travail antédiluviennes me détruisent à petit feu, je ne peux pas prendre appui sur mon mari, lui est à des années lumière de ce que je vis, avec un super boulot (valorisant) et sa voiture de fonction…. Il se sent admiré, et il l’est. Il m’aurait affirmé que les petits pois étaient rouges et carrés, je les aurais vus comme ça, du moment qu’il le disait, c’est que ça devait être vrai.

 

2001 - Je rencontre une personne qui dit vouloir m’aider sur le plan professionnel, il assure avoir des relations dans tous les milieux, à haut niveau.  

 

Du fond de ma solitude intérieure je l’écoute. Il sera l’élément déclencheur de ma chute, celui sur lequel mon époux prendra appui, « l’ami » manipulateur, mythomane, à éviter absolument.

 

Il s’incruste dans notre vie d’une manière inexorable, comme la rouille ou l’eau, que rien n’arrête… Il est partout, tout le temps. Il nous suivra même à l’étranger….

 

En 2002, Je suis au bout du rouleau….  je tombe vraiment malade, suite à une overdose d’emmerdements personnels & professionnels, je suis - entre autre - sous Valium 10mg. Le processus de mise à la retraite pour invalidité commence.

 

Au niveau des revenus, il y aura une petite perte, qui sera en partie compensée par une diminution d’impôts, et de frais que nous n’aurons plus. Nous en parlons naturellement ensemble, mais nous convenons qu’il n’y aura pas péril en la demeure.

 

Nous sommes maintenant en Juillet 2003, cela fait environ 4 mois que je passe mon temps à la maison, je ne vois plus personne…. Mes rivaux professionnels ont gagné, aidés par mon miraculeux « ami », mais ça je ne le comprendrai que plus tard, trop tard.

 

Nous sommes dans « notre » nouvelle maison depuis seulement 2 ans et demie, autant dire que nous n’avons même pas commencé à rembourser le capital…

 

… Et la « mienne » est vendue, mon dernier salaire sera versé le mois prochain, je n’ai plus de famille sur laquelle compter. Il me reste mon mari, en qui j’ai toujours une confiance aveugle…

 

Le 8 Juillet il m’apprend que nous nous séparons et que je dois trouver un appartement. Qu’il veut divorcer pour adultère (!!!).

 

Je pense que c’est impossible, je ne bouge pas de la maison depuis des mois…. Mais il devient méprisant, il a des procédés qui relèvent de la torture morale. Emprisonné dans un orgueilleux égoïsme, du haut de son évident complexe de supériorité, je ne suis même pas certaine qu’il me considère encore comme un être humain… Alors que moi j’ai toujours essayé de trouver des compromis, il devient un bloc de haine et de vengeance… Se venger, mais de quoi ???.

 

Le 31 Juillet 2003, je loue une chambre dans un hôtel, je prends une douche, et je mixe 900 comprimés de Valium (30 boîtes de 30 comprimés), que j’avale comme un verre de lait concentré bleuté. Ce soir là je savais que je devais mourir, parce que j’avais bien réalisé que la suite serait un vrai carnage.

 
 Je ne m’étais pas trompée…

…. Je rate même mon départ pour la 4ème dimension…. Je me réveille dans un CHS, je suis restée plusieurs jours sans connaissance. Il vient, m’apporte des produits d’hygiène… Là, je ne me souviens pas de tout….. J’apprendrai plus tard que dans mon délire j’ai appelé pratiquement tout le répertoire de mon GSM. Je n’en conserve aucun souvenir.

 

Nous sommes le 14 Août 2003, une amie lui a demandé par téléphone de me laisser sortir de l’hôpital, elle arrive à lui faire comprendre que ce n’est pas un endroit pour moi. Il signe un document me permettant de rentrer « chez moi ».

 
 Il me ramène en voiture….  Et il repart.

Je suis très affaiblie physiquement, mais surtout moralement, il fait très chaud – l’été 2003 est celui de la canicule – la chambre est à l’étage.

Quelquefois je parviens jusqu’aux toilettes… Pas toujours à temps. Je ne me nourris plus, je ne bois surtout pas assez, je vais de plus en plus mal… Je suis seule.

Des amis me téléphonent, au bout de quelques jours je suis si faible que j’échappe mon portable ; Mon interlocuteur appelle alors mon mari pour le contraindre à appeler un médecin et à le rejoindre auprès de moi.

Visiblement, ça l’emmerde. D’ailleurs, ne m’avait-il pas dit quelques semaines auparavant « Quand les flics m’ont prévenu, je n’ai même pas eu le temps de finir mon fromage »

 

Ils se retrouvent donc au bout de mon lit le 21 Août, j’entends un peu le reste de leur conversation et je réalise qu’il est de nouveau question de me faire enfermer. Si je le laisse faire, cette fois je serai coincée, n’ayant aucune famille pour m’en faire sortir.

 

Parmi les appels téléphoniques que j’avais passé du Centre Hospitalier Spécialisé, il y en avait eu un à « l’Ami » nuisible, qui m’avait, qui nous avait, déjà causé tant de soucis…

 

Et depuis, il me rappelait tous les jours pour savoir si je tenais le coup. Il devenait finement au fil des jours un appui inconscient dans ma situation désespérée, une sorte de refuge… En fait, ce refuge était à peu près aussi valable que l’alcool ou la drogue.

 

Je ne pouvais plus rester dans cette maison, mais je ne pouvais pas aller ailleurs, mon processus de mise en invalidité arrivait pratiquement à son terme, et entre le 1er versement au titre de la pension et le dernier salaire de l’Etat, je savais qu’il risquait de se passer un ou 2 mois.

 

Et puis je ne voulais pas divorcer, nous avions traversé tant de choses ensemble, j’étais certaine qu’il se rendrait compte de ce qu’il me faisait, je n’avais plus de famille, plus de salaire, il m’avait fait vendre ma maison, notre seul problème était les relations intimes parce qu’il avait un problème. Il m’avait dit plusieurs fois que le problème quand on en était là, c’était que l’on était 2…

 

Je pensais réellement – et naïvement - que ce n’était pas une raison suffisante pour détruire la vie d’une personne avec laquelle on a vécu 10 ans dans un compromis parfaitement résumé par l’article 242 du Code Civil (15ème paragraphe)

 

Mais à compromis, il a ajouté les 3 lettres de compromission…

 

Ce même après-midi du 21 Août, mon miraculeux ami/poison me soutient par téléphone, me dit de surtout ne pas partir de ma chambre, de m’accrocher au lit, de refuser de me laisser embarquer de force.

C’est ce que je ferai. C’est ce qui s’est passé.

L’ami/poison a un gros véhicule break, le lendemain, il vient comme il l’avait promis me sortir de là. Je suis allongée à l’arrière, il m’emmène chez son médecin.

Il me prescrit de la nourriture en boîtes, liquide, celle que l’on donne souvent aux personnes très âgées qui ont du mal à s’alimenter. A l’issue de la visite, il me monte dans une chambre qu’il loue habituellement à des étudiants, je m’endors, je me sens un tout petit peu en sécurité. A ce moment là l’ami/poison est gentil, doux, protecteur.

Au réveil, je demande à revenir chez moi. Il me ramène sans problème.

 

Retour vers l’enfer… Mon mari me pose les boîtes sur le chevet à côté du lit, et il disparaît à nouveau des jours entiers…. Je sombre à nouveau et je ne parviens même plus à avaler le liquide qui aurait dû me rendre des forces… J’ai besoin d’aide, mais à la place je dois faire face à la haine dans toute sa dimension. Jamais je n’aurais imaginé que l’on puisse être aussi méchant.

 

Un soir, je suis encore seule, comme la majeure partie du temps maintenant, je téléphone à l’ami/poison qui est alors en voyage, je sais que sa chambre meublée est libre entre 2 saisons scolaires (nous arrivons à la fin du mois d’août). Il m’explique où est la clé, je sors un véhicule de la grange, et je pars.

Je mettrai plus d’une heure pour faire les quelques 15 Kms qui séparent les deux adresses. Je prends la clé, je commence à vouloir monter le four micro-ondes que j’ai emmené, le lecteur CD… Plus la force, je tombe et je reste à terre au pied de l’escalier… Mais pourquoi Monsieur me laisse-t-il vivre tout cela ?. Tant qu’il a exigé que je reste, je l’ai fait… Là, il m’a ordonné de chercher un appartement, mais je n’ai plus de bulletins de salaires à présenter, et je vais si mal….

 

J…, qui avait suivi les évènements, me téléphonait pratiquement chaque jour. Il habite à environ 35 Kms de moi. Mon GSM sonne, c’était lui. J’explique, il arrive, monte avec moi les 2 étages qui mènent à la chambre d’étudiants. Je m’endors aussitôt.

 

Le lendemain matin en ouvrant les yeux, je vois l’ami/poison à mon chevet. Il a roulé toute la nuit, n’a pratiquement pas dormi… Il est là, je ne suis plus seule, je ne sais pas encore ce qui m’attend, j’ignore encore que le piège vient de se refermer inexorablement sur moi.

Il me ramène régulièrement chez moi pour les vêtements, le courrier. J’ai des démarches à faire pour déclencher les assurances compte tenu de ma perte de revenu salarié, mais je ne peux pas rester longtemps dans la maison où mon mari rend l’atmosphère irrespirable, avec un cynisme dont il semble tirer une certaine jouissance.

Je prends les quelques documents dont je pense avoir besoin, mais il m’arrive d’en oublier, je dois gérer ensuite mes dossiers sans archives, gravées sur CD, mais les PC sont restés à la maison.

J’ai un mal de chien à faire face à tout ça en même temps, chaque démarche devient un vrai casse-tête, comme les photocopies… Mais je n’ose sortir que pour retourner, accompagnée, ‘chez moi’, je vais trop mal pour vivre normalement.

Petit à petit des choses s’entassent dans la petite chambre. Et un jour, vers le milieu du mois de Septembre, mon mari m’ordonne de signer un formulaire de mise en vente de la maison.

L’Ami/poison téléphone à mon avocate (je la connais depuis 1972), elle me dit de ne surtout rien signer. Quand la demande m’est présentée, je refuse en pleurant, et j’entends « A quoi tu joues ? »… Comme si j’étais en mesure de jouer avec quoi que ce soit…. Pauvre type…

 

Le matin du 10 octobre 2003, une lettre recommandée m’apprend que je suis accusée d’abandon de domicile conjugal et d’adultère. Sur le moment, il y a un tel décalage entre ce que je lis sur ‘l’acte d’accusation’ et ma réalité quotidienne, que je ne comprends même pas la situation. Mon cerveau est bloqué, refuse tout. Je ne parviens pas à faire face parce que je ne comprends pas ce qui se passe.

Mais l’ami/poison a parfaitement compris, lui, et il gère à ma place tout ce que, dans ma douleur omniprésente, je ne perçois plus. Il m’oblige à manger, je suis enfouie sous une couette, je reste là des journées entières, et la nourriture passe par un petit trou laissé pour pouvoir respirer, un bout de viande hachée, du foie, du yaourt…

 

Vers la fin Septembre, avant la Lettre, j’atteins le fond du gouffre, il prend peur, il m’explique que si je continue à ne pas m’alimenter, il sera obligé de me ramener à l’hôpital. Il pleure parfois de me voir dans un tel état, il veut porter plainte contre mon mari pour non assistance à personne en danger.

Quelquefois, je tente d’appeler Monsieur par téléphone, il répond que pour lui tout va bien,  qu’il est à la maison (!). Lors du dernier appel, je m’entends dire que mon temps de parole est écoulé… Terminé, plus de forfait conjugal…

 

A ce moment là, l’ami/poison est exemplaire, chapeau bas…. Il me protège comme son propre enfant, il pourrait d’ailleurs être mon père puisqu’il a 60 ans.

Mais en fait, je ne suis pas là de mon plein gré, je suis là parce que j’allais trop mal pour faire autrement. Si seulement ma mère était encore en vie, je n’aurais jamais atterri dans cette chambre meublée. L’ami/poison m’a fait un bail et ne me demande que 76,22 €/mois. Le premier mois, il me ‘nourrira’ sans rien me demander.

 

J’apprends que mon époux repart en voyage le 26 Octobre, dans un but humanitaire en relation avec ses compétences professionnelles.

Alors… Je rentre chez moi, d’où je n’aurais d’ailleurs jamais dû partir, et je fais constater par un huissier le ‘non abandon de domicile conjugal’… Pour la modique somme de 213,30 €.

Je veux prévenir Monsieur par mail, mais les ordinateurs sont bloqués (c’est son métier, et il excelle dans ce domaine). J’ai alors l’idée de téléphoner à mon frère et de lui dicter un message. Il le fait, mais il y ajoute des annotations personnelles, qui seront plus tard utilisées contre moi sans que je puisse faire quoi que ce soit. C’est injuste, mais c’est ainsi.

 

Le 24 Novembre 2003, je suis convoquée, processus normal pour tentative de conciliation. J’y retrouve Monsieur, toute la haine du monde dans les yeux. Nous sommes assis l’un en face de l’autre. C’est une situation méprisable, cela ne devrait même pas exister.

Il confirme son intention irrévocable de divorcer. J’entends dire par son avocate que je suis rentrée de force chez moi, que j’ai organisé mon insolvabilité… N’importe quoi pourvu qu’elle accuse : il a fallu des mois et des mois de démarches, d’expertises médicales, Monsieur sait bien tout ça…

 

A cette date je n’ai plus de revenus. Ma retraite pour invalidité est en liquidation et il n’est pas rare que le 1er versement ait un mois de retard, voire 2.

Heureusement pour moi, le Juge aux Affaires Familiales le sait et m’autorise à rester au domicile conjugal, Monsieur, compte tenu de son salaire, prendra à sa charge tous les emprunts à l’exception des charges courantes relatives à l’immeuble.

Ainsi, un Juge peut vous autoriser à habiter chez vous… Elle est pas belle, la vie….. Ma petite pension couvrira en fait à peine les charges exorbitantes d’eau, d’assainissement, de gaz, d’électricité.. De plus, la maison n’est pas desservie par le réseau des transports collectifs ; Il faut faire environ 4 Kms à pieds pour arriver au 1er commerce.

Dans la grange les véhicules sont restés, je n’ai rien demandé, j’en assure 2 malgré les injonctions de l’ONC. Mais j’ai peur d’en abîmer un et d’être encore accusée, de tomber en panne, d’être vue avec l’une de nos voitures (qui sortent de l’ordinaire…), il faut mettre le carburant, et surtout, sortir pour aller où ?

Mon mari a exporté ses plaintes et sa version, je n’ose même plus aller seule à Auchan, il n’y a pourtant que 3 ou 4 Kms, j’ai trop peur de rencontrer d’anciennes relations communes.
Aujourd’hui je le fais volontiers quelquefois, mais à cette époque là, compte tenu de mon état de délabrement physique et moral, ce n’était même pas envisageable.

 

Mais l’ami/poison est toujours là, en toile de fond, il vient me chercher, me promène, me ramène avant le soir (c’est moi qui l’ai demandé). Parce qu’en fait, au fond de moi, j’attends dans notre maison que mon mari revienne.

Quant à lui, il bat la campagne à la recherche d’attestations confirmant son statut de victime et entend bien ne pas perdre « son » divorce. Il n’a pas beaucoup d’efforts à faire, il est extérieurement parfait, le gendre idéal. En plus, ses compétences professionnelles rendent bien trop de services à beaucoup de gens.

Il va jusqu’à démarcher mes anciens ennemis professionnels, il accumule les documents contre moi, sur lesquels ne figure bien sûr aucun élément ‘concret’. C’est une suite de « on m’a dit que », ou « elle m’a dit que »

Ma Belle-mère m’avait dit un jour ‘Moi, je serai toujours crédible’. Il y a des phrases comme celles-ci qui vous reviennent et dont vous ne comprenez le sens que beaucoup trop tard.

 

Sans aucun élément concret je veux dire ‘J’ai vu Madame embrasser une personne autre que Monsieur ou Ils se tenaient par la main’, j’ai tout perdu en première instance… Alors que la Loi demande aux auteurs d’attestations de relater des faits.

Encore aujourd’hui je trouve ça franchement dégueulasse. Aucun de mes arguments n’a été seulement examiné, non, la décision a été prise sans même appréhender le contexte. Seules les pièces produites par mon adversaire ont été jugées crédibles…. ‘Moi, je serai toujours crédible’… Il y a comme cela des personnes socialement au dessus du lot qui s’en sortiront quoiqu’elles fassent, et qui le savent pertinemment…

 

Pourtant, une petite voix me souffle qu’ils le paieront un jour. Je suis quelque part convaincue que ce qui est mal acquit ne profite jamais bien longtemps.

Le Jugement de divorce à mes torts exclusifs est rendu durant l’été 2005. C’est à cette période que mon père est retrouvé mort dans son appartement, seul, comme je l’ai dit précédemment.

 

Un après-midi, mon frère rend visite à une amie qui gère une agence immobilière, quand Monsieur, ayant reconnu le véhicule devant la porte, y fait irruption et demande à mon frère de venir prendre un café avec lui.

Mon frère, compte tenu du contexte, est tout de même surpris de la démarche, mais accepte néanmoins. Il confie donc à Monsieur le décès de notre père et les conditions dans lesquelles la Police a dû fracturer la porte pour sortir le corps.

A cet instant, mon frère s’entend répondre : ‘Ton père… Si vous avez besoin de moi, vous pouvez me téléphoner’. N’importe quoi, vraiment n’importe quoi. Il y a vraiment un problème….

Je fais appel (été 2005), Cour de Bordeaux, je pense qu’il n’est pas possible que plusieurs Juges ne s’aperçoivent pas à un moment ou un autre des incohérences du dossier. Mon Avocate me dit d’ailleurs que l’on ne peut pas le laisser en l’état… Mais….

 

Mais…. L’ami/poison commence à se montrer sous son vrai jour, et je deviens son ‘otage’.

Je dois arriver chez lui tous les jours vers 13H00, pour n’en repartir que le soir vers 18H30. Pendant ce temps, il est de bon ton d’accéder à tous ses désirs, tous, pour cause de chantage :

‘Je vais aller voir l’avocate de ton mari, je te ferai perdre ton divorce, tu finiras à la rue, sans moi tu ne peux pas t’en sortir, tu es folle, ton mari a raison de se débarrasser de toi, parce que tu ne baises même pas’….et encore, ce ne sont là que les exemples les plus corrects…

 

(J’ai appris depuis que sa dernière ‘victime’ avait perdu son emploi parce qu’il l’a faisait boire. Il l’a fait expulser de son logement (il était alors cadre aux HLM), Il lui a fait signer, un soir où elle devait être saoule, une reconnaissance de dettes de 70 000 Francs. Cette femme a fini surendettée (dossier Banque de France), SDF, hébergée par sa famille.)

Il m’avait présenté la Responsable locale des restaurants du cœur, j’y suis restée une saison, le temps de mettre les stocks sur ordinateur.

Un matin je me suis déshabillée devant tout le monde pour montrer les bleus et les traces de coups que j’avais sur tout le corps. La veille, je m’étais défendue, acculée à une chasse d’eau avec la poignée qui me rentrait dans les reins.

Un autre jour je me suis retrouvée avec une arme sur la tempe, j’apprendrai plus tard que c’était un pistolet à poudre noire….

En fait, c’est simple, il est mythomane, dangereux, pervers, comédien…. A enfermer !

 

Un ami me présente alors une dame qui fera écran, me cachera pendant des semaines, elle tient un restaurant sur le parcours entre l’Ami/poison et chez moi.

Elle mettra des jours et des jours, de mensonges en mensonges, pour me protéger, me mettre à l’abri de ce malade qui rôde nuit et jour à ma recherche, sillonnant les rues avec son gros break suédois, si facile à distinguer parce que ses relations lui ont permis d’obtenir une immatriculation préférentielle.

Le soir, je monte les escaliers pour aller me coucher en utilisant mon téléphone portable pour m’éclairer, je reçois des mails s’insultes, quelquefois ils n’ont pas de sens…

Dans l’un d’eux, il déclarera même ne jamais avoir eu droit à un câlin, mais les Juges ne le retiendront pas. Ils ont cependant retenu ceux qui comportaient les mots malheureux maladroitement lâchés par mon frère…

La Justice a une définition très aléatoire du discernement.

Des semaines, des mois, et elle arrive enfin à lui faire lâcher prise. Du moins en apparence.

Je dis en apparence, parce qu’il va en fait ‘démarcher’ l’avocate de mon mari, et s’allie à sa stratégie, mettant ainsi ses menaces à exécution. Il se venge de ne pouvoir me manipuler à sa guise. Il a laissé échappersa proie, il devient fou, il se venge par tous les moyens…

Il envoie des courriers assassins à mon mari, lui permettant ainsi de gagner haut la main ‘Son’ divorce. De cette alliance contextuelle - contre nature - va naître mon inéluctable mise à mort. Ce n’est plus un divorce, c’est une véritable chasse à cour. Je suis tombée dans un piège à cons... Les dés sont pipés….. Je fais fusible entre deux personnes aux intérêts ponctuellement convergents. Leurs motivations ne sont pas les mêmes mais leur objectif est commun.

Le problème du divorce, c’est que contrairement aux procès d’Assises, il n’y a pas l’oralité des débats. Les coups bas, les aspects sournois ne sont pas mis en évidence. Les Juges, sur dossier, cassent une vie sans même se poser de questions.

D’ailleurs, la Loi ne demande pas compte aux juges des moyens par lesquels ils se sont convaincus…. C’est tellement facile, pour eux…

 

J’ai écrit naïvement au Garde des Sceaux, à l’époque Pascal CLEMENT. Je le regardais à la télévision, il avait tellement l’air d’un homme honnête….. Oui, seulement communiquer de cette façon sur une affaire en cours pouvait me rapporter 7500 € d’amende et 2 ans d’emprisonnement…. Encore fallait-il le savoir...

 

Moi, j’avais demandé de l’aide parce que je savais que toutes les apparences étaient contre moi, relayées par des règlements de comptes croisés en tous genres. Les ennemis de mes ennemis sont mes amis n’est-ce pas ?... Sans compter les relations de mon ex ‘Belle famille’.

 

Depuis, le terme même de Justice me gêne quelque part…. Quelqu’un m’a dit un jour ‘N’oublie jamais que ce sont les Bourgeois qui ont instauré la Justice afin qu’elle leur soit rendue…’ Et c'est tellement vrai.

 
 

Mai 2006 => Jugement entièrement confirmé par la Cour d’Appel de Bordeaux, à la différence que j’ai maintenant une dette de 1 200 € envers mon ex-mari pour ‘frais injustes’ + environ 1700 € (son avocat et l’avoué).

 

Pour le reste, il n’y a absolument rien à reprocher à Monsieur, je suis juste une personne psychologiquement fragile…

 

Il n’y a rien à dire, rien à faire, j’ai envie de vomir, j’en ai la tête qui tourne. J’avais tellement cru que toutes ces incohérences évidentes leur crèveraient les yeux...

 

Comment peut-il se regarder dans une glace le matin. En fait, je pense aujourd’hui que pour avoir du remords, il faut commencer par avoir de la conscience, et il n’en est pas là….

 

Surprise du mois : Alors que le divorce est définitivement prononcé et qu’il a tout gagné (on sait comment), je reçois un nouveau courrier recommandé en date du 24 Juillet 2006, m’enjoignant de m’en tenir ‘jusqu’à nouvel ordre’ à l’ordonnance de non-conciliation de Novembre 2003 (!!!) quant au règlement intégral par ses soins de la maison autrefois commune…

 

Méfiance, j’insiste en envoyant à plusieurs reprises les mandats cash qui me reviennent, (toujours en recommandé), puis en ne lui laissant verser que la moitié des sommes dues à la banque. Pourquoi après m’avoir envoyée délibérément à l’abattoir me ferait-il soudain des cadeaux, je trouve la démarche plus que louche.

 

Janvier 2007, Monsieur vient, accompagné de ‘son’ Notaire, comme si nous avions besoin de 2 notaires pour une malheureuse maison qui prend l’eau et 3 voitures, dont une entièrement démontée… ça continue… Je n’aurai plus de nouvelles jusqu’à cet incident stupide…

 

En 2006, je n’ai plus un sou. Les factures sont énormes pour mon petit budget, alors je ‘vends’ un scooter à un ami. C’est un BMW C1 ; lors de son acquisition, j’ai fait reprendre une moto qui m’appartenait en propre pour un tiers de la valeur, et le prêt a été pratiquement intégralement pris en charge par mon assurance invalidité. Il n’a donc pas été financé par la Communauté.

 

Mon acheteur et moi convenons d’un moyen de paiement peu banal, mais qui présente au moins l’avantage de me permettre de trouver une relation de soutien sur du moyen terme : Il règlera mes factures d’eau, d’électricité et de gaz jusqu’à hauteur d’environ 3000 €. Cette situation implique que nous nous voyions par conséquent régulièrement...

 

En fait, je pense aujourd’hui que cet homme deviendra probablement un jour mon futur mari, et qu’il a voulu m’aider à sa façon, tout en m’orientant doucement vers une relation dont je ne voulais absolument pas au départ !!!

 

Ce BMW est toutefois utilisé la majeure partie du temps par mon frère, qui est à cet effet déclaré conducteur principal. Mon acheteur me demande de ne rien changer… C’est le début d’une nouvelle histoire d’Amour… Mais je ne le sais pas encore.

 

J’informe donc Monsieur - toujours par courrier recommandé - que je viens de vendre le BMW C1 pour faire face aux factures, ce qui est vrai.

 

En Juillet 2007, mon frère, qui continuait à l’utiliser comme avant, glisse sur des gravillons dans un rond point, et c’est le retour en force des emmerdements….

 

Nouvelle lettre recommandée de Monsieur, qui a reçu par erreur un courrier du service assistance de l’assurance – Quand on a la poisse… – qui a mélangé plusieurs informations et commis l’erreur fatale.

 

C’est pratiquement une lettre d’insultes, qui me conduit le 29 Août, c'est-à-dire la semaine prochain, devant ‘son’ notaire pour une mise au point (c’est le terme qui figure sur ma convocation).

 

Je parcours les forums dédiés à la liquidation de la communauté réduite aux acquêts, et là je découvre l’horreur de ma situation dans toute sa dimension. Je pensais en avoir terminé avec les douteux méandres du Système, mais la phase 2 ne fait que commencer.

 

J’ai peur, je sais que je n’ai plus l’énergie pour me battre, je ne veux qu’une chose : que l’on arrête de me créer des problèmes auxquels je n’ai de toutes façons plus les moyens matériels de faire face.

 

Nous sommes le 24 Août 2007, hier j’avais rendez-vous avec un avocat, je lui ai communiqué mes craintes quant à l’avenir… Il a confirmé après examen des pièces.

 

L’Ordonnance de non-conciliation a été mal rédigée, je dois à mon ex-mari un loyer depuis celle-ci, en l’occurrence Novembre 2003… Et ce n’est pas tout…. Les voitures communes sont restées dans la grange… Je n’allais tout de même pas les mettre dans la rue…. J’aurais été accusée de toutes façons.

 

Cet avocat, pour la modique somme de 300 €, se propose de m’accompagner le 29 chez le Notaire. Je sais que quoi qu’il en soit, je ne pourrai pas aller plus loin financièrement. J’ai les 300 € demandés grâce à une certaine ironie du sort…

 

…. J’ai effectivement été convoquée à la dernière session d’Assises en tant que Juré, le refus entraîne une amende de 3 750 €…. Tirée au sort – sur une affaire de pédophilie – j’ai reçu un chèque du Tribunal de Grande Instance de 441 €…. Qui feront donc un retour dans le monde judiciaire !

 

J’ignore aujourd’hui ce que me réserve l’avenir, et ce que Monsieur va bien pouvoir trouver pour me détruire un peu plus si tant est que ce soit encore possible… Je vais dans la grange, au dessus des voitures il y a un palan et sa chaîne… Jamais je n’ai entendu dire que l’on survivait à une pendaison…

 

Après tout, la Justice ne dira-t-elle pas une fois encore que j’étais simplement ‘psychologiquement fragile’… Pauvres cons…..

 

Nous sommes aujourd’hui le 03 Septembre, le rendez-vous chez le Notaire est passé, encore plus ignoble que dans mes cauchemars. Heureusement que j’étais accompagnée d’un avocat.

 

Les exigences financières de mon ex-mari sont restées à la hauteur des moyens dégueulasses qui ont été employés durant toute la procédure.

 Monsieur demande – en terme d’indemnité d’occupation – 600 €/mois à compter de la date d’ordonnance de non-conciliation, soit une cinquantaine de mensualités.  

Pourtant, il connaît parfaitement la situation dans laquelle il m’a abandonnée, mais rien ne l’ébranle, il est d’ailleurs re-marié, aucun problème en ce qui le concerne. Il n’a aucune conscience, aucun remords…

 

Monsieur sourit, plaisante même par moments, comme si j’étais un vieux copain qu’il revoit après des années, la scène est surréaliste et pitoyable en même temps.

 

Je fixe alors cette alliance qui brille à son doigt et je comprends Tout à la fois… Il n’a en fait jamais été l’homme en qui je croyais tellement, de même que les petits pois ne seront jamais ni rouges ni carrés.

 

J’ai fait confiance à un opportuniste intelligent… Et j’ai simplement cessé un jour de briller à ses yeux, alors il s’est débarrassé de moi. C’est simple, aussi simple que ça….

 

J’ai vu récemment une émission dans laquelle on voyait un chien, abandonné, jeté dans un ravin parce que devenu trop encombrant, l’oreille qui portait son tatouage avait été sectionnée, dédouanant dans son esprit l’horreur de celui qui avait commis cet acte sans sourciller, mon histoire est la même, exactement la même… Quoique, si j’avais été ce chien, Monsieur m’aurait accusée de m’être moi-même coupé l’oreille…. Et moi, comme cet animal, je me retourne depuis 4 ans sur toutes les voitures qui passent, parce que je ne suis pas méchante et que je me dis que ce n’est pas possible…  

Il y a ma petite voix intérieure, qui revient pour me dire : ‘Ne t’inquiète pas, ce qu’il a fait ne lui portera pas bonheur, il paiera un jour, c’est un fait dont tu peux être certaine’.

 

Je reste convaincue de cela, je le sens au plus profond de moi. Construire un bonheur sur l’anéantissement d’une personne, en trichant pour se donner bonne conscience ?…. Bien mal acquis ne profite jamais….

  

Ce matin 06/09/2007, je reçois, interloquée, un courrier de l’avocat qui m’a accompagnée chez le Notaire, il m’informe que tout est remis en question par l’avocat de mon ex-mari ; me demande si je désire qu’il m’accompagne à nouveau au prochain rendez-vous. Il me fait comprendre que ce ne sera pas gratuit, et loin s’en faut… Je téléphone, il n’est pas là, j’attends donc d’être rappelée.

 

Ce que j’ai oublié de préciser, c’est que lors du précédent rendez-vous, nous sommes finalement tombés d’accord sur pratiquement tout. A ma grande surprise, j’ai même entendu Monsieur dire qu’il souhaitait trouver un accord qui arrangerait tout le monde (!!!).

Il veut que ça aille vite, je comprends que sa nouvelle vie l’attende ailleurs et qu’il souhaite en finir avec son chien abandonné. C’est dans sa logique de vie.  

Alors cette nouvelle démarche me laisse en miettes… Je ne peux plus rien payer, et je me demande déjà comment je vais trouver l’argent pour régler cet avocat, à qui je suis obligée aujourd’hui de faire appel alors que la machine à broyer l’espoir vient d’être réenclenchée. Il n’accepte pas l’aide Juridictionnelle.



18 Septembre 2007
Hier soir je me suis rendue au ‘nouveau’ rendez-vous fixé chez le Notaire de Monsieur.


J’étais accompagnée de mon Ange Gardien : la personne qui se porte acquéreur pour la maison, me permettant ainsi de conserver un toit, et qui plus est, celui sous lequel je vis. C’est loin d’être pour moi un petit détail, dans le sens où je me sens, malgré le temps qui passe, de plus en plus vulnérable. Cette maison est pour moi un véritable cocon, mon dernier rempart contre le Néant.


 Monsieur arrive, accompagné de son avocate. Je me lève pour dire bonjour, la dernière fois avait été un peu plus humaine que d’habitude, alors je me lève… Pour rien (!) => Demi tour gauche, le ton a encore changé, et l’œil est redevenu assassin, retour en force de la haine. Mon cœur se serre, j’ai envie de pleurer et de vomir. Qu’est ce qui se passe encore ?

Je ne vais pas tarder à le comprendre : Monsieur (via la voix de son avocate) estime que je lui suis redevable de 30 000 €. Elle explique en deux mots qu’une fois la maison vendue, je ne serai plus solvable, et que de ce fait, Monsieur est en droit de garder le différentiel entre le produit de la vente et le remboursement de la banque. Elle ajoute qu’il doit également prendre toutes les voitures, et qu’il me fait un énorme cadeau en s’en tenant à cette façon de procéder.

Je l’écoute attentivement pour essayer de comprendre ce qu’elle met derrière chaque mot, et je comprends instantanément que même si ce n’est pas juste - et qu’elle anticipe plus qu’un peu présomptueusement sur l’interprétation qui pourrait être faite, par un Juge aux Affaires Familiales, de la rédaction de l’ordonnance de non conciliation - elle semble avoir une bonne partie de la Loi de son côté, c'est-à-dire celle du plus fort en terme financier.


En effet, si dès le début mon ex-mari avait été loyal dans sa démarche, j’aurais peut-être eu une chance de lutter à armes égales. Seulement voilà, il a attendu que je sois pratiquement sans ressources, et m’a endettée vis-à-vis de lui à travers les charges communes que je n’étais plus en mesure d’assumer.


C’est le danger majeur du régime de la communauté réduite aux acquêts. Et c’est un message que je souhaite porter jusqu’aux oreilles de toutes les cruches de mon espèce qui font confiance à des gens malintentionnés, ou tout simplement immatures. Vous vous souvenez, le chien abandonné à l’oreille coupée ?...


Mon avocat est redoutable, agressif même… Je l’écoute, et ma petite voix intérieure me dit que même si ses arguments sont percutants, je suis mal partie… Et je suis fatiguée de lutter contre mon ex-mari et cette femme (son avocate), qui sans que je puisse me l’expliquer, me semble assez pertinente dans son raisonnement.   Je ne peux pas laisser partir toutes les voitures, je ne peux pas, ce serait une injustice de plus, je dirais même de trop. Il y en a une à laquelle je tiens particulièrement, c’est la moins chère, mais j’y suis très attachée. L’avocate le sent, et précise que je pourrai en conserver une, voire deux puisque leurs valeurs cumulées ne sont pas très importantes.


J’apprécie la démarche…. Quand mon avocat remonte au filet et déclare que nous n’accepterons rien, que le Juge tranchera… Il déclame pendant que je repense à toutes ces années passées avec Monsieur… Nous sommes là, entre des étrangers qui décident de notre avenir, en l’occurrence surtout du mien. Je ne comprends pas comment des êtres humains peuvent en arriver là, et moi qui n’ai rien demandé, comment Monsieur a-t-il pu m’acculer à de telles extrémités…


Mais la petite voix revient, et je sais ce qu’elle va me dire ; je regarde Monsieur, presque bouffi par les 20 kilos qu’il a dû prendre depuis notre dernière rencontre ; cette petite voix, maintenant je sais qu’elle a raison…

 
Nous regagnons nos véhicules. Je reste sur le trottoir avec ‘mon’ Notaire et ‘mon’ Avocat. Je dois prendre un rendez-vous pour constituer un dossier et retourner au Tribunal.
L’avocat part, et je reste seule avec le notaire, c’est un homme que j’apprécie énormément. Il dresse un croquis verbal exhaustif de la situation tout en concluant par ces mots : ‘C’est un choix cornélien’…

 

Le lendemain matin (19 Septembre), après une nouvelle nuit sous calmants, je prends l’initiative d’essayer de joindre mon ex-mari sur son mobile. Je sais que mon numéro s’affichera sur son écran, et qu’il ne décrochera pas, une fois de plus. Une demie heure plus tard - le temps de comprendre comment appeler en cachant mon identifiant – je peux enfin lui parler.


 

J’ai beaucoup de mal à m’exprimer sans pleurer, mais contre toute attente (stupéfaction !!!), il me dit qu’il allait me joindre, que je n’ai fait qu’anticiper son appel. Il est sur son lieu de travail, il me dit de ne pas m’inquiéter, il me rappelle, il me le promet…


 

Et il le fait… Pour la 1ère fois depuis plus de 4 ans, j’ai sa ‘permission’ pour établir un contact entre personnes civilisées.


 

En fait, cette initiative n’est pas de lui (je me disais aussi…) ; je la dois paradoxalement à son avocate, c’est elle qui lui a demandé d’entrer en contact avec moi. Je ne me suis pas trompée dans mon analyse lors du rendez-vous. Ce que j’avais ressenti ce soir là était bien réel, elle commence à trouver que ma sentence est disproportionnée. En outre, elle veut à tout prix éviter une nouvelle procédure pour diverses raisons, dont le fait qu’elle change de Barreau, elle part pour un département limitrophe.

 

 

Monsieur ne consent, lui, à un peu plus d’humanité, que pour en finir avec son chien abandonné qui pollue sa vie et ses projets. Pas par conscience, pas par humanisme, ses motivations sont restées aussi égocentriques que financières.


 

Comme l’avait demandé son avocate, je perds tout ou presque. La maison vendue à mon Ange Gardien, le différentiel sera versé à Monsieur dans son intégralité. J’arrive tout juste à conserver une voiture estimée aux alentours de 1000 € (dont l’embrayage m’envoie d’évidents signes de faiblesse). J’essaie de m’en faire laisser une 2ème, le notaire de Monsieur nous avait dit qu’il fallait la vendre, j’ai trouvé un modèle similaire sur Internet – en meilleur état – à 1 200 €. Et ce sera tout.

 

 

Je serai bientôt occupante de ce qui fut mon domicile sans droit ni titre, ‘expulsable’ si par hasard il s’avère que mon acheteur ait la même mentalité que mon ex-mari. Il peut faire de moi une SDF s’il le décide… Heureuse propriétaire de 2 (?) véhicules pour une valeur totale d’environ 2000 €. Avec toujours les 1 200 € de dettes envers mon ex-mari pour ‘frais injustes’ infligés par les Juges lors de l’appel perdu à la Cour de Bordeaux en 2006.


 

J’ignore encore comment je vais pouvoir lui régler cette somme, compte tenu du fait que je n’ai pas fini de rembourser son avocat et les avoués (environ 1 700 €)…. Une phrase me revient en tête en écrivant cette histoire : En Août 2003, il avait hurlé dans la grange ‘Tu es ce qui m’est arrivé de pire’….. Que devrais-je dire, Moi ?


Nous n’avons encore rien signé, et le connaissant, je m’attends encore à un coup fourré de dernière minute, un rebondissement dont il a le secret, bien sûr toujours à son avantage.


 

J’espère sincèrement que la réforme du divorce évitera ce genre de situation. Situation dans laquelle la faute commise est d’avoir aimé, et d’avoir fait confiance, de s’être mariés… La ‘Justice’, pétrie de certitudes, a réglé sans états d’âmes par la Loi un problème simplement humain, dans lequel l’un des protagonistes a su utiliser l’outil juridique. Au risque de me répéter, je trouve cela franchement répugnant.

 

Nous sommes le 02 Octobre 2007. Hier soir, selon les ‘accords’ finalement  trouvés par téléphone depuis que j’ai à nouveau le droit d’adresser la parole à Monsieur, le compromis de vente de la maison a été signé - bien sûr chez Son notaire. Cet après-midi, je dois accompagner mon ‘Ange Gardien’ à la banque pour monter le dossier de prêt.

 
J’ai appris qu’il y avait des frais de partage… Ce pays est incroyable. Pendant 10 ans nous avons acheté diverses choses ensemble, et aujourd’hui un Notaire estime ces frais à 3 000 € environ. C’est du vol manifeste. Sur ce point je baisse les bras, ‘ma’ moitié s’élevant à 1 500 €, je leur dis qu’ils n’ont qu’à me saisir.

 
Mon ex-mari propose de les prendre en totalité à sa charge… Nouvelle stupéfaction, je ne comprends pas… Décidément, il est même prêt à payer pour finaliser l’abandon du vieux chien… Une bribe de chanson me revient en tête ‘J’ai voulu me racheter, mais voilà, j’étais trop cher…’ (Bernard Lavilliers)
De toute façon, même s’il est évident que cette initiative me sort in extremis et une nouvelle fois d’une situation mal engagée – mais néanmoins tout à fait légale – je ne ressens aucune reconnaissance vis-à-vis de cet homme à qui je dois - je ne suis pas prête de l’oublier - d’avoir tout perdu.


En prime,  je suis passée pour une moins que rien aux yeux de tout le monde. Clouée au pilori sur l’autel de l’Injustice.

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br />Non Monsieur, l’argent ne rachète pas tout, mais en attendant, il m’aide bien sur ce point précis !

 
En outre, aucune des personnes présentes ne trouve étrange ce cadeau de 1 500 € fait à une ex-épouse soi disant coupable de tous les maux…  Il est en fait tout à fait logique que Monsieur soit royal dans ces actes puisqu’il a obtenu tout ce qu’il voulait. C’est vrai aussi qu’il aurait pu aller encore plus loin dans la perfidie, ayant une fois encore la Loi de son côté.
 

Je brosse un portrait de ce que sera ma nouvelle situation (après acceptation du prêt bancaire de mon acheteur/ange gardien) :

Mon maintien dans cette maison dépendra entièrement de cet homme qui m’est venu en aide, et que je ne remercierai jamais assez.

S’il lui arrivait quelque chose, je serais expulsable par ses ayants droit, c'est-à-dire ses deux enfants.

Quand bien même y resterais je, mes possibilités financières ne me permettraient pas de faire face aux charges afférentes à l’entretien de base de l’immeuble.

Je suis squatteur ‘chez moi’, mais propriétaire aux yeux des voisins qui ignorent tout de ces démarches qui ne peuvent pas se deviner de l’extérieur.


Je me sens d’une extrême vulnérabilité, je n’accepterai jamais toutes les conséquences des décisions unilatérales et déloyales de Monsieur… Jamais !  Je voudrais qu’il ait mal, qu’il paie pour toute cette souffrance, toutes ces larmes qui coulent pour rien à tout moment dans mes journées ; ces larmes à travers lesquelles je ne perçois plus aucun avenir ; je suis si fatiguée, si fatiguée….

 

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Manipulation mentale

(première partie de mon vécue de femme manipulée)

Témoignage par CHRIS


 

La manipulation mentale destructrice est pratiquée par un pervers narcissique. C'est une forme de violence sournoise très répandue au sein du couple ou de la famille.

Cette violence psychologique est difficilement détectable par leurs victimes et l'entourage, le manipulateur agissant subtilement en jouant de ses multiples personnalités, se servant de son extraordinaire capacité à mentir mais aussi à faire croire tout et n'importe quoi à ses interlocuteurs.


N'étant que peu reconnue par une justice trop demandeuse de preuves à des victimes démunies, traumatisées, persécutées, discréditées et isolées socialement par leur bourreau, les victimes sont dans une situation qui leur permet rarement de s'échapper. S'ajoute aussi le fait que le manipulateur sur des années fait passer sa victime pour folle avec une grande intelligence, puisque la victime n'en sait rien.  Souvent dans une situation précaire financièrement, l'aide juridictionnelle ne permet pas d'avoir les moyens suffisants pour avoir un avocat qui fait le maximum, ni de payer les experts, ou autres qui apporteraient les preuves nécessaires pour que le pervers soit démasqué.


Il faut également savoir que le pervers sait s'entourer de personnes bien placées pour le soutenir dans ses agissements (dans mon cas c'est notre notaire, une intouchable qui l'a aidé à me dépouiller, ainsi que le comptable de l'entreprise qui a joué sur les écritures comptables, sa mère qui s'est servi de ses relations).

Il se sert judicieusement des enfants, de certains proches, et profite de toutes les situations de faiblesse de l'autre (ma grossesse difficile donc alitée durant 2 mois et les premiers mois épuisants avec un bébé, là il a mis le paquet pour me démunir, me mentir sur ses réels agissements et intentions).

La plupart des psy donnent encore injustement une part de responsabilité aux victimes dans le processus de la manipulation. C'est une idée reçue qui porte préjudice aux victimes, en les privant d'une véritable reconnaissance de leur souffrance sous prétexte qu'elles avaient un profil attirant ce genre de personne. Cela suppose à dire que le fait d'être humain, tolérant, compréhensif, plein de vie, suffit à être considéré responsable des violences subies.


Le manipulateur agit de telle sorte que sa victime ne se rend pas compte. Il choisit sa proie pour ses qualités qu'il s'approprie, il l'a fait vivre dans le doute, remettant en cause sans cesse ses compétences toujours de manière déguisée et sournoise. C'est un processus vicieux et inexplicable qu'il met en place peu à peu sur des années, perturbant et embrouillant sa victime.


Les diverses manipulations et violences morales finissent par faire perdre toute confiance à la victime et elle est sous une totale emprise sans même s'en apercevoir. Elle perd toute personnalité, se sent nulle et responsable de tout ce qui arrive de négatif.

Il le lui rappelle sans cesse, par des phrases du genre : «  Tu ne comprends rien, tu ne vois que du négatif, tu est trop faible pour t'en sortir et tu ne pourrais pas vivre sans moi ».

Lorsqu'il fait une erreur visible, il rend l'autre responsable. J'ai eu souvent le droit au reproche d'avoir perdu un papier important, par ex, pour finalement le retrouver dans ses affaires à lui.  Là, pris en faute, d'un coup il prenait les choses à la rigolade et me disait que je n'avais pas d'humour ou que je ne l'avais pas compris. Instinctivement je crois que je sentais quelque chose car j'avais pris l'habitude de prendre beaucoup de notes, mais je doutais sans cesse de moi et de mes compétences.


La victime vit avec de mauvaises données, des mensonges, des menaces cachées sous des allusions, des regards qui paraissent bizarres mais inexplicables. J'ai compris ce regard particulier quand je suis sortie de son emprise, ses yeux étaient vides de sentiments, de vie intérieure, sans aucune expression humaine, ça m'a fait très peur...

Quand le manipulateur est en situation d'échec, il devient parano plutôt que d'assumer ses erreurs.  Il a mis en péril notre petite entreprise, entre erreurs de gestion et emprunt pour des projets démesurés soutenus par son amie notaire. Mais les nombreux problèmes qui en ont écoulé, étaient soit la faute de l'un de banquiers, des clients de mauvaise foi qui ne payaient pas les factures (alors qu'en fait, il y avait des litiges sur de malfaçons), j'ai aussi eu droit aux salariés qui voulaient couler sa boîte par jalousie (alors que j'ai découvert qu'il était très dur avec son personnel, qu'il les harcelait, les diminuait etc.. comme avec moi, en fait).  En plus, il a fait un très mauvais investissement immobilier, j'étais contre, mais je n'ai pas eu le choix et j'ai été induite en erreur par la notaire. N'empêche que si son investissement a échoué, ce n'est pas par sa faute à lui, bien sûr.  Il s'est dit victime de la mafia immobilière de chez nous (Les agents immobiliers voulaient sa peau car il leur avait soufflé une bonne affaire, lui le débutant qui faisait mieux que les pros.). Parce que « mon » manipulateur pervers est Dieu tout puissant, celui qui réussit tout mieux que les autres, celui qui sait tout faire sans même apprendre, il se disait le meilleur gestionnaire, le meilleur artisan dans son domaine, il disait être connu de partout et avoir une super réputation. Je dois dire que je croyais qu'il travaillait bien et qu'il était apprécié, mais je n'avais que SA version puisque je travaillais isolée dans notre maison à la campagne.  Je n'avais plus aucun contact avec les clients depuis 2003, il avait jugé que c'était mieux qu'il prenne tous les appels sur son portable (en fait il a doucement commencé de m'écarter de son entreprise à ce moment, en me faisant croire que c'était pour que j'aie plus de temps pour les enfants, la maison etc..). D'ailleurs à cette période, il s'est fait son bureau dans les bâtiments annexes de la maison, le mien dans la maison pour le coté pratique.  Je ne me suis pas aperçu qu'à partir de ce moment, il n'a cessé de me cacher la réalité financière et de me mentir sur absolument tout.

A cette période, il a reçu de plus en plus les gens dans son bureau, et les apéros prolongés sont devenus courants. Si je râlais un peu, ça partait direct dans le sens que je ne comprenais rien au fonctionnement d'une entreprise et qu'il se devait de faire comme les autres artisans.


La dernière année qu'il a vécu avec moi (2004), il rentrait rarement avant 21 H et rarement manger le midi. Il travaillait également le samedi, enfin, c'est ce qu'il disait car il ne faisait que mentir et j'ai appris que déjà il me trompait.

Il cachait bien son jeu car les gens le connaissant depuis longtemps n'auraient pu imaginer ce qu'il est réellement.

Depuis un an que je suis dégagée de son emprise, je re-vie et surtout je ne cesse de découvrir quel horrible personnage j'avais épousé.  J'avais 17 ans quand je l'ai rencontré, comment aurais-je pu imaginer une seconde qu'un tel monstre pervers pouvait se cacher sous sa gentillesse apparente, sous sa galanterie et derrière son humour.

J'ai vécu plus de 20 ans avec lui, sans voir, sans comprendre, avec des doutes mais tout était si flou.

Je m'en sors bien mentalement parce en 2001, nous avons informatisé l'entreprise et pris une connexion internet.  Mes échanges m'ont fait rencontrer des personnes extraordinaires ; cela m'a ouvert sur un autre monde que le mien et peu à peu, j'ai repris confiance en moi pour certaines choses. Je pense surtout que sans que je ne m'en rende compte (ni lui), je me suis en partie dégagé de son emprise.  Surtout à partir de 2003, puisque lui était souvent absent et moi, j'étais sur l'ordinateur à l'attendre. Cela m'a permis d'apprendre des tas de choses, d'être très efficace au bureau et de plus, oser lui dire ce qui ne me convenait pas.  Je crois qu'à partir du moment où il a réalisé que j'avais des connaissances qui risquaient de me permettre de voir des anomalies financières, je suis devenue une gêneuse.  Notre fille aînée de part ses études, a commencé également à avoir des connaissances qui lui permettaient de dire à son père que j'avais un bon niveau de connaissances et qu'elle n'était pas d'accord avec ses méthodes dans l'entreprise. Qu'il ne respectait pas les règles de base comme cela lui était enseigné.

Et notre fils qui lui faisait un BEP en mécanographie (métrage dans la BTP), a remis en cause son père sur le fait qu'il ne respectait pas les règles de sécurité.


Je suis tombé enceinte en sept 2004, c'était un accident puisque je me pensais stérile depuis plus de 10 ans (c'est ce que m'avait dit le médecin).  J'ai donné à mon mari une belle occasion de se débarrasser de moi.  Il savait que je risquais d'être vite alitée comme pour mes grossesses précédentes, et ça n'est pas arrivé suffisamment tôt pour lui, puisque tout me fait dire qu'il a commencé à me pourrir la vie en décembre en adoptant un comportement incompréhensible. Durant 3 mois, il ne m'a pas regardée, pas adressé la parole, semblait dépressif, est rentré de moins en moins.  Donc entre ma 12ième semaine de grossesse et la 30ième ou je me suis retrouvée alité en menace d'accouchement prématuré, il m'a mise dans une situation de stress, de panique, de difficultés quotidiennes inimaginables sans aucune explication.  Il a informé ma sœur qu'il me quittait avant de m'en parler à moi.  Il a vraiment agit de manière à ce que ma grossesse se passe mal, mais il a négligé certains détails : Il ne me connaissait pas du tout, puisqu'il me voyait comme il me décrivait ailleurs, de cette manière qu'il voulait que je sois pour se sentir lui-même valorisé.  Il ne se doutait pas que j'étais déjà à ce moment en partie dégagée de son emprise (juste une petite partie mais sûrement la plus importante).  Il ne savait pas que mes amies/amis du net étaient formidables et qu'ils allaient tous être là pour m'aider et me soutenir durant ma grossesse et que cela allait me permettre d'avoir un bébé en bonne santé. Et surtout il a également une si mauvaise opinion de ses enfants, qu'il n'a pas imaginé une minute comme ils allaient être géniaux.

Les garçons avaient 12 ans et 19 ans, ma fille aînée 21 ans et elle a décidé que j'allais restée couché pour que leur petite sœur puisse grandir jusqu'à la naissance et que je ne devais prendre aucun risque dans les semaines suivantes car elle naîtrait trop tôt avec les risques que cela comporte et que serais transférée a 150 km.  Ils ont tout fait en plus de leurs cours, les courses, le ménage, le linge, ils se sont restreints de manger pour que moi je mange plus, car je ne prenais pas assez de poids.

Leur père n'est passé que rarement prendre son courrier, il n'a jamais fait preuve d'humanité.  N'as pas souhaité leurs anniversaires, a semblé s'intéresser parfois a Agatha, mais c'était uniquement à chaque fois qu'il avait besoin de ma signature, il faisait le gentil, pour mieux m'enfoncer ensuite. Et à cette période je lui trouvait encore des excuses (je ne voyais pas encore quel pervers il était et il cachait encore bien les mauvaises faces de sa personne), et j'étais hyper affaiblie par l'accouchement et une très grosse perte de poids dans le premier mois. En plus, je m'occupais seule de mon bébé, nuit et jour jusqu'en septembre ou elle a fait sa première nuit.

 

A suivre...Chris 29 avril 2007

 

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