PRESENTATION

ANNUAIRES

W3C

  • Flux RSS des articles

Recommander

Concours

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Témoignage de Danièle

 

1990, je suis fonctionnaire depuis 9 ans pour le compte de La Poste, j’achète seule une petite maison située non loin de mon emploi, à l’époque dans un Centre de Tri.

 

En 1991/1992, je passe mes week-ends à « bricoler » des motos & des voitures anciennes au sein d’une association.

 

A l’époque je roulais principalement en moto, j’avais également deux voitures, dont une datant des années 60, et qui était en cours de restauration.

 

Le conseiller technique, qui était également l’un des membres fondateurs de cette association, consacrait également beaucoup de temps à cette passion que nous avions alors en commun.

 

A la fin de l’année 1992, je lui déclare les sentiments plus qu’amicaux que je nourrissais en secret à son égard, il me bloque tout net, hautain, et je rentre chez moi ; Bizarrement délivrée de ce poids, et d’une manière incompréhensible, de mon intention ; Son intervention s’étant ce soir là apparentée à un refus lors d’un entretien d’embauche…

 

Une semaine plus tard, il revenait en me disant qu’il avait changé d’avis, qu’il ne voulait pas dire ce qu’il avait dit… Qu’il avait eu une conversation avec un ami, ou son beau-frère, je ne sais plus…

 

Bon, nous y voilà…. Mais moi j’en suis restée à ma douche froide et je n’arrive pas à remonter en température !.

 

Si pour ma part, je suis en accession à la propriété, lui est alors locataire en HLM, avec 2 crédits en cours. Je ne découvrirai que bien plus tard ses origines familiales de petite bourgeoisie de province, dotée d’un esprit de parvenus à toute épreuve (!).

 

Il insiste pour que nous soyons ensemble, je n’y tiens plus tant que ça. Je le retrouve en larmes un dimanche après-midi dans son appartement. J’accepte, et ce sera l’erreur de ma vie… Nous sommes en janvier 1993.

 

Au bout de 6 mois de vie commune, il donne son congé de son appartement HLM, il a alors à peu près le même salaire que le mien, la différence étant qu’il doit faire l’avance de ses frais professionnels, il est alors technicien pour le compte d’une grosse Société de téléphonie, ce qui laisse en temps réels peu de disponibilités.

 

Il présente correctement, il dégage beaucoup d’honnêteté et de loyauté, je lui fais donc confiance et je décide de mettre officiellement ma maison à nos deux noms. Nous faisons quelques travaux intérieurs de faible amplitude, et je trouve correct de le protéger au cas où il m’arriverait quelque chose.

 

Nos rapports ne sont pas ceux d’un couple « normal », mon compagnon a de gros problèmes d’identité affective, et nos relations intimes sont fortement contrariées par cet état de fait. De plus, mes horaires décalés et mes conditions de travail – qui n’ont rien de féminin en terme d’efforts physiques - n’arrangent rien.

 

Je dirais aujourd’hui que nous avions une forme de vie frère/sœur, avec cependant beaucoup de complicité, j’avais une confiance aveugle en lui.

 

En 1994, je co-signe sur sa demande un dossier de prêt (65 000 Francs) pour l’achat d’une voiture rare de 1966. Le prêt est accepté, nos charges fixes étant réduites du fait des faibles mensualités de la petite maison (j’avais su ne pas être exigeante).

 

En 1997, je fais la connaissance d’une personne charmante, Principal de Collège, et mon manque d’intimité Homme/Femme me fait tomber dans ses bras.

 

Je ne triche pas - je ne mens jamais – j’explique à Monsieur qu’il vaut mieux en rester là tant que nous ne sommes pas mariés, que je désire partir vivre avec J…. (qui a un appartement de fonction), et qu’il peut rester dans ‘notre’ maison jusqu’au moment où nous prendrons une décision la concernant.

 

Refus, Rien à faire, avec le problème qu’il avoue avoir vis-à-vis des femmes, je dois rester… Il faut que je comprenne. Une fois de plus, j’accède à sa demande, même si notre ‘attelage’ n’est pas un couple réel, il partage ma vie, je cesse effectivement toute relation avec J….

 

J’inscris Monsieur à un club de rencontres, après tout, le problème vient peut-être de moi…. Il n’y aura pas de résultats concluants. La vérité est ailleurs !!!.

 

En 1998 => Mariage (sans contrat), mon témoin est J..., avec lequel j’ai conservé des relations purement d’amitié très fortes… J’aurai plus tard une autre possibilité, qui se terminera dans les mêmes conditions et pour les mêmes raisons.

 

Cela faisait donc 5 ans et demie que nous partagions ma maisonnette du début (!), quand le lendemain matin du mariage - au réveil - il me révèle des pratiques sexuelles plus de discutables, mais qui n’engagent finalement que lui. Je suis quoiqu’il en soit assez choquée sur la forme…

 

5 ans et demie, attendre le lendemain du mariage, quel manque d’honnêteté ! Pour ma part, c’est une chose que je n’aurais pas pu faire. J’aurais dû écouter à ce moment là ma petite voix intérieure.

 

Notre vie reprend son cours, toujours sans relations physiques permettant un rapprochement profond entre deux êtres humains… Non, ce type est coupé d’Unité Centrale et de barrettes mémoires…

 

J’avais 2 chiens de race (chows-chows), ils le dérangeaient parce qu’ils étaient malades, alors il les a abattus. Ma moto a été également vendue, il n’y avait plus de place que pour l’Informatique (qui a littéralement envahi notre vie, peut-être aussi meublé notre quotidien) et les voitures anciennes.

 

Cela faisait 7 ans que nous habitions dans ma petite maison devenue nôtre, quand il décide qu’elle est trop petite, et c’était vrai. Nous vendons. Nous arrivons en l’an 2000.

 

Je perds ma mère le 03 Janvier, je n’aurai aucun soutien de la part de mon époux, il est froid, pour moi c’est une détresse sans précédent, il ne le voit même pas. D’autant plus que je sais par des relations communes que ma Belle-mère est un vrai danger potentiel pour moi… J’ai un frère unique plus jeune que moi de 3 ans, sur lequel je sais ne pas pouvoir compter outre mesure. Nous n’avons pas le même fonctionnement intérieur.

 

Mon père est âgé, caractériel et égocentrique, il sera retrouvé mort dans son appartement, seul, en juillet 2005.

 

Mes conditions de travail antédiluviennes me détruisent à petit feu, je ne peux pas prendre appui sur mon mari, lui est à des années lumière de ce que je vis, avec un super boulot (valorisant) et sa voiture de fonction…. Il se sent admiré, et il l’est. Il m’aurait affirmé que les petits pois étaient rouges et carrés, je les aurais vus comme ça, du moment qu’il le disait, c’est que ça devait être vrai.

 

2001 - Je rencontre une personne qui dit vouloir m’aider sur le plan professionnel, il assure avoir des relations dans tous les milieux, à haut niveau.  

 

Du fond de ma solitude intérieure je l’écoute. Il sera l’élément déclencheur de ma chute, celui sur lequel mon époux prendra appui, « l’ami » manipulateur, mythomane, à éviter absolument.

 

Il s’incruste dans notre vie d’une manière inexorable, comme la rouille ou l’eau, que rien n’arrête… Il est partout, tout le temps. Il nous suivra même à l’étranger….

 

En 2002, Je suis au bout du rouleau….  je tombe vraiment malade, suite à une overdose d’emmerdements personnels & professionnels, je suis - entre autre - sous Valium 10mg. Le processus de mise à la retraite pour invalidité commence.

 

Au niveau des revenus, il y aura une petite perte, qui sera en partie compensée par une diminution d’impôts, et de frais que nous n’aurons plus. Nous en parlons naturellement ensemble, mais nous convenons qu’il n’y aura pas péril en la demeure.

 

Nous sommes maintenant en Juillet 2003, cela fait environ 4 mois que je passe mon temps à la maison, je ne vois plus personne…. Mes rivaux professionnels ont gagné, aidés par mon miraculeux « ami », mais ça je ne le comprendrai que plus tard, trop tard.

 

Nous sommes dans « notre » nouvelle maison depuis seulement 2 ans et demie, autant dire que nous n’avons même pas commencé à rembourser le capital…

 

… Et la « mienne » est vendue, mon dernier salaire sera versé le mois prochain, je n’ai plus de famille sur laquelle compter. Il me reste mon mari, en qui j’ai toujours une confiance aveugle…

 

Le 8 Juillet il m’apprend que nous nous séparons et que je dois trouver un appartement. Qu’il veut divorcer pour adultère (!!!).

 

Je pense que c’est impossible, je ne bouge pas de la maison depuis des mois…. Mais il devient méprisant, il a des procédés qui relèvent de la torture morale. Emprisonné dans un orgueilleux égoïsme, du haut de son évident complexe de supériorité, je ne suis même pas certaine qu’il me considère encore comme un être humain… Alors que moi j’ai toujours essayé de trouver des compromis, il devient un bloc de haine et de vengeance… Se venger, mais de quoi ???.

 

Le 31 Juillet 2003, je loue une chambre dans un hôtel, je prends une douche, et je mixe 900 comprimés de Valium (30 boîtes de 30 comprimés), que j’avale comme un verre de lait concentré bleuté. Ce soir là je savais que je devais mourir, parce que j’avais bien réalisé que la suite serait un vrai carnage.

 
 Je ne m’étais pas trompée…

…. Je rate même mon départ pour la 4ème dimension…. Je me réveille dans un CHS, je suis restée plusieurs jours sans connaissance. Il vient, m’apporte des produits d’hygiène… Là, je ne me souviens pas de tout….. J’apprendrai plus tard que dans mon délire j’ai appelé pratiquement tout le répertoire de mon GSM. Je n’en conserve aucun souvenir.

 

Nous sommes le 14 Août 2003, une amie lui a demandé par téléphone de me laisser sortir de l’hôpital, elle arrive à lui faire comprendre que ce n’est pas un endroit pour moi. Il signe un document me permettant de rentrer « chez moi ».

 
 Il me ramène en voiture….  Et il repart.

Je suis très affaiblie physiquement, mais surtout moralement, il fait très chaud – l’été 2003 est celui de la canicule – la chambre est à l’étage.

Quelquefois je parviens jusqu’aux toilettes… Pas toujours à temps. Je ne me nourris plus, je ne bois surtout pas assez, je vais de plus en plus mal… Je suis seule.

Des amis me téléphonent, au bout de quelques jours je suis si faible que j’échappe mon portable ; Mon interlocuteur appelle alors mon mari pour le contraindre à appeler un médecin et à le rejoindre auprès de moi.

Visiblement, ça l’emmerde. D’ailleurs, ne m’avait-il pas dit quelques semaines auparavant « Quand les flics m’ont prévenu, je n’ai même pas eu le temps de finir mon fromage »

 

Ils se retrouvent donc au bout de mon lit le 21 Août, j’entends un peu le reste de leur conversation et je réalise qu’il est de nouveau question de me faire enfermer. Si je le laisse faire, cette fois je serai coincée, n’ayant aucune famille pour m’en faire sortir.

 

Parmi les appels téléphoniques que j’avais passé du Centre Hospitalier Spécialisé, il y en avait eu un à « l’Ami » nuisible, qui m’avait, qui nous avait, déjà causé tant de soucis…

 

Et depuis, il me rappelait tous les jours pour savoir si je tenais le coup. Il devenait finement au fil des jours un appui inconscient dans ma situation désespérée, une sorte de refuge… En fait, ce refuge était à peu près aussi valable que l’alcool ou la drogue.

 

Je ne pouvais plus rester dans cette maison, mais je ne pouvais pas aller ailleurs, mon processus de mise en invalidité arrivait pratiquement à son terme, et entre le 1er versement au titre de la pension et le dernier salaire de l’Etat, je savais qu’il risquait de se passer un ou 2 mois.

 

Et puis je ne voulais pas divorcer, nous avions traversé tant de choses ensemble, j’étais certaine qu’il se rendrait compte de ce qu’il me faisait, je n’avais plus de famille, plus de salaire, il m’avait fait vendre ma maison, notre seul problème était les relations intimes parce qu’il avait un problème. Il m’avait dit plusieurs fois que le problème quand on en était là, c’était que l’on était 2…

 

Je pensais réellement – et naïvement - que ce n’était pas une raison suffisante pour détruire la vie d’une personne avec laquelle on a vécu 10 ans dans un compromis parfaitement résumé par l’article 242 du Code Civil (15ème paragraphe)

 

Mais à compromis, il a ajouté les 3 lettres de compromission…

 

Ce même après-midi du 21 Août, mon miraculeux ami/poison me soutient par téléphone, me dit de surtout ne pas partir de ma chambre, de m’accrocher au lit, de refuser de me laisser embarquer de force.

C’est ce que je ferai. C’est ce qui s’est passé.

L’ami/poison a un gros véhicule break, le lendemain, il vient comme il l’avait promis me sortir de là. Je suis allongée à l’arrière, il m’emmène chez son médecin.

Il me prescrit de la nourriture en boîtes, liquide, celle que l’on donne souvent aux personnes très âgées qui ont du mal à s’alimenter. A l’issue de la visite, il me monte dans une chambre qu’il loue habituellement à des étudiants, je m’endors, je me sens un tout petit peu en sécurité. A ce moment là l’ami/poison est gentil, doux, protecteur.

Au réveil, je demande à revenir chez moi. Il me ramène sans problème.

 

Retour vers l’enfer… Mon mari me pose les boîtes sur le chevet à côté du lit, et il disparaît à nouveau des jours entiers…. Je sombre à nouveau et je ne parviens même plus à avaler le liquide qui aurait dû me rendre des forces… J’ai besoin d’aide, mais à la place je dois faire face à la haine dans toute sa dimension. Jamais je n’aurais imaginé que l’on puisse être aussi méchant.

 

Un soir, je suis encore seule, comme la majeure partie du temps maintenant, je téléphone à l’ami/poison qui est alors en voyage, je sais que sa chambre meublée est libre entre 2 saisons scolaires (nous arrivons à la fin du mois d’août). Il m’explique où est la clé, je sors un véhicule de la grange, et je pars.

Je mettrai plus d’une heure pour faire les quelques 15 Kms qui séparent les deux adresses. Je prends la clé, je commence à vouloir monter le four micro-ondes que j’ai emmené, le lecteur CD… Plus la force, je tombe et je reste à terre au pied de l’escalier… Mais pourquoi Monsieur me laisse-t-il vivre tout cela ?. Tant qu’il a exigé que je reste, je l’ai fait… Là, il m’a ordonné de chercher un appartement, mais je n’ai plus de bulletins de salaires à présenter, et je vais si mal….

 

J…, qui avait suivi les évènements, me téléphonait pratiquement chaque jour. Il habite à environ 35 Kms de moi. Mon GSM sonne, c’était lui. J’explique, il arrive, monte avec moi les 2 étages qui mènent à la chambre d’étudiants. Je m’endors aussitôt.

 

Le lendemain matin en ouvrant les yeux, je vois l’ami/poison à mon chevet. Il a roulé toute la nuit, n’a pratiquement pas dormi… Il est là, je ne suis plus seule, je ne sais pas encore ce qui m’attend, j’ignore encore que le piège vient de se refermer inexorablement sur moi.

Il me ramène régulièrement chez moi pour les vêtements, le courrier. J’ai des démarches à faire pour déclencher les assurances compte tenu de ma perte de revenu salarié, mais je ne peux pas rester longtemps dans la maison où mon mari rend l’atmosphère irrespirable, avec un cynisme dont il semble tirer une certaine jouissance.

Je prends les quelques documents dont je pense avoir besoin, mais il m’arrive d’en oublier, je dois gérer ensuite mes dossiers sans archives, gravées sur CD, mais les PC sont restés à la maison.

J’ai un mal de chien à faire face à tout ça en même temps, chaque démarche devient un vrai casse-tête, comme les photocopies… Mais je n’ose sortir que pour retourner, accompagnée, ‘chez moi’, je vais trop mal pour vivre normalement.

Petit à petit des choses s’entassent dans la petite chambre. Et un jour, vers le milieu du mois de Septembre, mon mari m’ordonne de signer un formulaire de mise en vente de la maison.

L’Ami/poison téléphone à mon avocate (je la connais depuis 1972), elle me dit de ne surtout rien signer. Quand la demande m’est présentée, je refuse en pleurant, et j’entends « A quoi tu joues ? »… Comme si j’étais en mesure de jouer avec quoi que ce soit…. Pauvre type…

 

Le matin du 10 octobre 2003, une lettre recommandée m’apprend que je suis accusée d’abandon de domicile conjugal et d’adultère. Sur le moment, il y a un tel décalage entre ce que je lis sur ‘l’acte d’accusation’ et ma réalité quotidienne, que je ne comprends même pas la situation. Mon cerveau est bloqué, refuse tout. Je ne parviens pas à faire face parce que je ne comprends pas ce qui se passe.

Mais l’ami/poison a parfaitement compris, lui, et il gère à ma place tout ce que, dans ma douleur omniprésente, je ne perçois plus. Il m’oblige à manger, je suis enfouie sous une couette, je reste là des journées entières, et la nourriture passe par un petit trou laissé pour pouvoir respirer, un bout de viande hachée, du foie, du yaourt…

 

Vers la fin Septembre, avant la Lettre, j’atteins le fond du gouffre, il prend peur, il m’explique que si je continue à ne pas m’alimenter, il sera obligé de me ramener à l’hôpital. Il pleure parfois de me voir dans un tel état, il veut porter plainte contre mon mari pour non assistance à personne en danger.

Quelquefois, je tente d’appeler Monsieur par téléphone, il répond que pour lui tout va bien,  qu’il est à la maison (!). Lors du dernier appel, je m’entends dire que mon temps de parole est écoulé… Terminé, plus de forfait conjugal…

 

A ce moment là, l’ami/poison est exemplaire, chapeau bas…. Il me protège comme son propre enfant, il pourrait d’ailleurs être mon père puisqu’il a 60 ans.

Mais en fait, je ne suis pas là de mon plein gré, je suis là parce que j’allais trop mal pour faire autrement. Si seulement ma mère était encore en vie, je n’aurais jamais atterri dans cette chambre meublée. L’ami/poison m’a fait un bail et ne me demande que 76,22 €/mois. Le premier mois, il me ‘nourrira’ sans rien me demander.

 

J’apprends que mon époux repart en voyage le 26 Octobre, dans un but humanitaire en relation avec ses compétences professionnelles.

Alors… Je rentre chez moi, d’où je n’aurais d’ailleurs jamais dû partir, et je fais constater par un huissier le ‘non abandon de domicile conjugal’… Pour la modique somme de 213,30 €.

Je veux prévenir Monsieur par mail, mais les ordinateurs sont bloqués (c’est son métier, et il excelle dans ce domaine). J’ai alors l’idée de téléphoner à mon frère et de lui dicter un message. Il le fait, mais il y ajoute des annotations personnelles, qui seront plus tard utilisées contre moi sans que je puisse faire quoi que ce soit. C’est injuste, mais c’est ainsi.

 

Le 24 Novembre 2003, je suis convoquée, processus normal pour tentative de conciliation. J’y retrouve Monsieur, toute la haine du monde dans les yeux. Nous sommes assis l’un en face de l’autre. C’est une situation méprisable, cela ne devrait même pas exister.

Il confirme son intention irrévocable de divorcer. J’entends dire par son avocate que je suis rentrée de force chez moi, que j’ai organisé mon insolvabilité… N’importe quoi pourvu qu’elle accuse : il a fallu des mois et des mois de démarches, d’expertises médicales, Monsieur sait bien tout ça…

 

A cette date je n’ai plus de revenus. Ma retraite pour invalidité est en liquidation et il n’est pas rare que le 1er versement ait un mois de retard, voire 2.

Heureusement pour moi, le Juge aux Affaires Familiales le sait et m’autorise à rester au domicile conjugal, Monsieur, compte tenu de son salaire, prendra à sa charge tous les emprunts à l’exception des charges courantes relatives à l’immeuble.

Ainsi, un Juge peut vous autoriser à habiter chez vous… Elle est pas belle, la vie….. Ma petite pension couvrira en fait à peine les charges exorbitantes d’eau, d’assainissement, de gaz, d’électricité.. De plus, la maison n’est pas desservie par le réseau des transports collectifs ; Il faut faire environ 4 Kms à pieds pour arriver au 1er commerce.

Dans la grange les véhicules sont restés, je n’ai rien demandé, j’en assure 2 malgré les injonctions de l’ONC. Mais j’ai peur d’en abîmer un et d’être encore accusée, de tomber en panne, d’être vue avec l’une de nos voitures (qui sortent de l’ordinaire…), il faut mettre le carburant, et surtout, sortir pour aller où ?

Mon mari a exporté ses plaintes et sa version, je n’ose même plus aller seule à Auchan, il n’y a pourtant que 3 ou 4 Kms, j’ai trop peur de rencontrer d’anciennes relations communes.
Aujourd’hui je le fais volontiers quelquefois, mais à cette époque là, compte tenu de mon état de délabrement physique et moral, ce n’était même pas envisageable.

 

Mais l’ami/poison est toujours là, en toile de fond, il vient me chercher, me promène, me ramène avant le soir (c’est moi qui l’ai demandé). Parce qu’en fait, au fond de moi, j’attends dans notre maison que mon mari revienne.

Quant à lui, il bat la campagne à la recherche d’attestations confirmant son statut de victime et entend bien ne pas perdre « son » divorce. Il n’a pas beaucoup d’efforts à faire, il est extérieurement parfait, le gendre idéal. En plus, ses compétences professionnelles rendent bien trop de services à beaucoup de gens.

Il va jusqu’à démarcher mes anciens ennemis professionnels, il accumule les documents contre moi, sur lesquels ne figure bien sûr aucun élément ‘concret’. C’est une suite de « on m’a dit que », ou « elle m’a dit que »

Ma Belle-mère m’avait dit un jour ‘Moi, je serai toujours crédible’. Il y a des phrases comme celles-ci qui vous reviennent et dont vous ne comprenez le sens que beaucoup trop tard.

 

Sans aucun élément concret je veux dire ‘J’ai vu Madame embrasser une personne autre que Monsieur ou Ils se tenaient par la main’, j’ai tout perdu en première instance… Alors que la Loi demande aux auteurs d’attestations de relater des faits.

Encore aujourd’hui je trouve ça franchement dégueulasse. Aucun de mes arguments n’a été seulement examiné, non, la décision a été prise sans même appréhender le contexte. Seules les pièces produites par mon adversaire ont été jugées crédibles…. ‘Moi, je serai toujours crédible’… Il y a comme cela des personnes socialement au dessus du lot qui s’en sortiront quoiqu’elles fassent, et qui le savent pertinemment…

 

Pourtant, une petite voix me souffle qu’ils le paieront un jour. Je suis quelque part convaincue que ce qui est mal acquit ne profite jamais bien longtemps.

Le Jugement de divorce à mes torts exclusifs est rendu durant l’été 2005. C’est à cette période que mon père est retrouvé mort dans son appartement, seul, comme je l’ai dit précédemment.

 

Un après-midi, mon frère rend visite à une amie qui gère une agence immobilière, quand Monsieur, ayant reconnu le véhicule devant la porte, y fait irruption et demande à mon frère de venir prendre un café avec lui.

Mon frère, compte tenu du contexte, est tout de même surpris de la démarche, mais accepte néanmoins. Il confie donc à Monsieur le décès de notre père et les conditions dans lesquelles la Police a dû fracturer la porte pour sortir le corps.

A cet instant, mon frère s’entend répondre : ‘Ton père… Si vous avez besoin de moi, vous pouvez me téléphoner’. N’importe quoi, vraiment n’importe quoi. Il y a vraiment un problème….

Je fais appel (été 2005), Cour de Bordeaux, je pense qu’il n’est pas possible que plusieurs Juges ne s’aperçoivent pas à un moment ou un autre des incohérences du dossier. Mon Avocate me dit d’ailleurs que l’on ne peut pas le laisser en l’état… Mais….

 

Mais…. L’ami/poison commence à se montrer sous son vrai jour, et je deviens son ‘otage’.

Je dois arriver chez lui tous les jours vers 13H00, pour n’en repartir que le soir vers 18H30. Pendant ce temps, il est de bon ton d’accéder à tous ses désirs, tous, pour cause de chantage :

‘Je vais aller voir l’avocate de ton mari, je te ferai perdre ton divorce, tu finiras à la rue, sans moi tu ne peux pas t’en sortir, tu es folle, ton mari a raison de se débarrasser de toi, parce que tu ne baises même pas’….et encore, ce ne sont là que les exemples les plus corrects…

 

(J’ai appris depuis que sa dernière ‘victime’ avait perdu son emploi parce qu’il l’a faisait boire. Il l’a fait expulser de son logement (il était alors cadre aux HLM), Il lui a fait signer, un soir où elle devait être saoule, une reconnaissance de dettes de 70 000 Francs. Cette femme a fini surendettée (dossier Banque de France), SDF, hébergée par sa famille.)

Il m’avait présenté la Responsable locale des restaurants du cœur, j’y suis restée une saison, le temps de mettre les stocks sur ordinateur.

Un matin je me suis déshabillée devant tout le monde pour montrer les bleus et les traces de coups que j’avais sur tout le corps. La veille, je m’étais défendue, acculée à une chasse d’eau avec la poignée qui me rentrait dans les reins.

Un autre jour je me suis retrouvée avec une arme sur la tempe, j’apprendrai plus tard que c’était un pistolet à poudre noire….

En fait, c’est simple, il est mythomane, dangereux, pervers, comédien…. A enfermer !

 

Un ami me présente alors une dame qui fera écran, me cachera pendant des semaines, elle tient un restaurant sur le parcours entre l’Ami/poison et chez moi.

Elle mettra des jours et des jours, de mensonges en mensonges, pour me protéger, me mettre à l’abri de ce malade qui rôde nuit et jour à ma recherche, sillonnant les rues avec son gros break suédois, si facile à distinguer parce que ses relations lui ont permis d’obtenir une immatriculation préférentielle.

Le soir, je monte les escaliers pour aller me coucher en utilisant mon téléphone portable pour m’éclairer, je reçois des mails s’insultes, quelquefois ils n’ont pas de sens…

Dans l’un d’eux, il déclarera même ne jamais avoir eu droit à un câlin, mais les Juges ne le retiendront pas. Ils ont cependant retenu ceux qui comportaient les mots malheureux maladroitement lâchés par mon frère…

La Justice a une définition très aléatoire du discernement.

Des semaines, des mois, et elle arrive enfin à lui faire lâcher prise. Du moins en apparence.

Je dis en apparence, parce qu’il va en fait ‘démarcher’ l’avocate de mon mari, et s’allie à sa stratégie, mettant ainsi ses menaces à exécution. Il se venge de ne pouvoir me manipuler à sa guise. Il a laissé échappersa proie, il devient fou, il se venge par tous les moyens…

Il envoie des courriers assassins à mon mari, lui permettant ainsi de gagner haut la main ‘Son’ divorce. De cette alliance contextuelle - contre nature - va naître mon inéluctable mise à mort. Ce n’est plus un divorce, c’est une véritable chasse à cour. Je suis tombée dans un piège à cons... Les dés sont pipés….. Je fais fusible entre deux personnes aux intérêts ponctuellement convergents. Leurs motivations ne sont pas les mêmes mais leur objectif est commun.

Le problème du divorce, c’est que contrairement aux procès d’Assises, il n’y a pas l’oralité des débats. Les coups bas, les aspects sournois ne sont pas mis en évidence. Les Juges, sur dossier, cassent une vie sans même se poser de questions.

D’ailleurs, la Loi ne demande pas compte aux juges des moyens par lesquels ils se sont convaincus…. C’est tellement facile, pour eux…

 

J’ai écrit naïvement au Garde des Sceaux, à l’époque Pascal CLEMENT. Je le regardais à la télévision, il avait tellement l’air d’un homme honnête….. Oui, seulement communiquer de cette façon sur une affaire en cours pouvait me rapporter 7500 € d’amende et 2 ans d’emprisonnement…. Encore fallait-il le savoir...

 

Moi, j’avais demandé de l’aide parce que je savais que toutes les apparences étaient contre moi, relayées par des règlements de comptes croisés en tous genres. Les ennemis de mes ennemis sont mes amis n’est-ce pas ?... Sans compter les relations de mon ex ‘Belle famille’.

 

Depuis, le terme même de Justice me gêne quelque part…. Quelqu’un m’a dit un jour ‘N’oublie jamais que ce sont les Bourgeois qui ont instauré la Justice afin qu’elle leur soit rendue…’ Et c'est tellement vrai.

 
 
 
Pour lire la suite, cliquez 
 
Retour à l'accueil

Commentaires

Bonjour Danièle,

Suite un message personnel de Katy du " PUZZLE de la VERITE", J'ai lu votre histoire avec beaucoup d'attention.
J'ai constaté, malheureusement, que vous étiez victime de l'injustice Française et de tout le mépris qui va avec... Sans parler de ces êtres, qui ont partagés votre vie et qui maintenant vous accule dans le pire.
Je vous souhaite beaucoup de courage pour l'avenir et vous prie de tenir le coup.
Ne restez pas isolé et donnez nous de vos nouvelles S.V.P.
A l'occasion, si vous pouviez m'expliquer, votre vision sur les 6 dernières lignes de votre histoire, j'en serais ravi...
A bientôt...
Raoul Krasna
Commentaire n°1 posté par Krasna Raoul le 25/08/2007 à 04h02

ENVIRONNEMENT - ECOLOGIE

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés