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7 janvier
Je vais à mon rendez-vous avec Maître CORNIAUD.  Je lui explique que je n’ai jamais vu de documents au sujet de FRANCFINE et que je n’ai jamais signé de contrat de crédit, ni reçu de Convocation du Tribunal.
(Annotation : A ce moment-là, je ne me rappelais plus d’avoir réceptionné moi-même le 28 décembre 1994 la Signification de Jugement du 14 octobre 1994 et du 12 décembre 1994, sans rien y comprendre, documents que RAOUL m’avait immédiatement pris « pour s’en occuper », documents que je n’ai jamais revus et dont je n’ai jamais entendu parler.)
D’après l’avocat, vu ma liquidation judiciaire, FRANCFINE ne peut plus faire valoir son droit et faire appliquer son titre exécutoire qu’elle détient contre moi.  Je fais remarquer qu’il faudra quand même payer cette dette de 70.000 Francs et qu’il suffisait de saisir le salaire de Monsieur BOULIER.  
« Mais Monsieur BOULIER ne peut pas être saisi puisque le titre exécutoire est à VOTRE nom Madame » m’explique l’avocat.  
Mais j’ai été jugée sur de fausses bases, jamais je n’ai signé de contrat de crédit !  Personne ne semble comprendre cela.  Je suis exaspérée.  Entre-temps, RAOUL a vendu la VOLVO et est parti avec l’argent à l’étranger, et moi, j’ai été condamnée à payer pour un acte que je n’ai pas commis !  Je suis révoltée, je craque.  Le fait que le Jugement à mon nom ne puisse plus être exécuté, ne me console même pas.  Cette histoire est trop dégoûtante !

Je rappelle une nouvelle fois à Maître CORNIAUD de faire absolument appel au Jugement de Divorce qui m’a été signifié avant-hier.  Je lui promets d’apporter la Signification et mon dossier de demande d’aide juridictionnelle demain ; mon courrier est prêt, j’ai simplement oublié de le prendre aujourd’hui.  

En rentrant, je trouve une lettre de FRANCFINE qui m’envoie une copie des Jugements d’octobre 1994 à MON nom et la Signification du 28 décembre 1994, une copie de leur lettre du 10 novembre 1993 également à MON nom, documents qui ne me disent rien. D’après la Signification, c’était moi en personne qui aurait réceptionné la Signification le 28 décembre 1994.  Je ne m’en souviens plus.  A l’époque, les antidépresseurs ont dû me jouer un tour.  Je me souviens vaguement, qu’en 1994, à Elieux, j’avais demandé des renseignements à RAOUL concernant FRANCFINE puisque je n’arrivais pas à trouver un rapport quelconque entre ce nom et nous.   RAOUL s’était alors empressé de me retirer les documents en me promettant de s’en « occuper ».  Peut-être s’agissait-il du Jugement à mon nom ?

J’apprends, qu’à l’époque, j’étais défendue par Maître GUY, nom que je ne connais pas.  Je n’ai jamais rencontré cette personne, je ne lui ai jamais remis de documents, je ne lui ai jamais rien demandé.  Je pense que c’était RAOUL qui l’avait chargé  de cette affaire à mon insu.
Dans sa lettre du 10 novembre 1993, FRANCFINE m’avait informée que Monsieur BOULIER était en liquidation judiciaire, que j’étais co-empruntrice et que j’étais mise en demeure de régler sa somme de 72.300 Francs sous huitaine, sinon ils auraient recours au recouvrement par voie de justice.  Cette lettre recommandée avait été réceptionnée par, je ne sais qui, je ne reconnais pas la signature, mais en tout cas, pas par moi.  A l’époque, nous habitions à Elieux, mais la lettre avait été envoyée à l’adresse de Sourlac.  Qui aurait pu réceptionner cette lettre recommandée à MON nom le 18 novembre 1993 ?  Si seulement je l’avais vue en 1993 !   J’aurais été au courant de beaucoup de problèmes plus tôt !
Dans le décompte joint, je découvre que RAOUL avait cessé de payer les quarante-huit mensualités de 2.310 Francs à partir de mai 1992 ; vingt-six mensualités sont encore dues.  

Je téléphone immédiatement à FRANCFINE pour réclamer une copie du contrat de crédit, puisqu’en fait, il s’agit bel et bien d’une affaire de crédit non soldé.   FRANCFINE refuse de me l’envoyer ; pour la société, seuls le Jugement et la Signification comptent, non les faits.  J’insiste en leur expliquant que je n’ai JAMAIS signé de contrat de crédit, qu’il ne peut pas s’agir de MA signature.  La dame au téléphone me conseille de porter plainte pour faux, mais sans me donner la possibilité de vérifier ma signature qui apparemment figure sur le contrat de crédit.  Je pique une crise de nerfs au téléphone en lui reprochant qu’elle ne pouvait quand même pas me refuser une copie du contrat !  
Tout en pleurs, je vais à la Mairie pour faire des photocopies.  La secrétaire me demande ce qui m’arrive.  
« Je pourrais tuer tout le monde ! » je lui réponds spontanément.
La journée est gâchée,  je n’arrive plus à me calmer.  Je téléphone à la maman de la meilleure copine d’EMMA, qui a la gentillesse de venir parler avec moi.  Je suis incapable d’arrêter de pleurer.  Parler me soulage, mais ne change rien.  Je passe toute la journée à pleurer.  Je me couche en pleurant,  je me réveille en pleurant.  Je suis épuisée, lasse, bonne à rien.  J’ai été condamnée sans savoir qu’un procès était en cours contre moi !  Et j’ai été condamnée à torts !  Que cela puisse être possible !  Pourquoi l’avocat ne m’avait-il pas convoquée ?  Comment RAOUL avait-il pu oser me cacher tous ces documents officiels à MON nom ?  Comment avait-il pu me cacher la vérité ?  Pourquoi m’avait-il menti ?  A toutes ces questions je n’ai pas de réponse.  Je suis complètement à bout de nerfs.
Avec le peu de forces qui me restent, je rédige aussitôt mes commentaires pour Maître CORNIAUD.  Je précise que le dossier a été transmis à l’huissier pour exécution, que FRANCFINE m’a conseillé de porter plainte pour faux, que j’étais sûre et certaine que la signature sur le contrat de crédit n’est pas la mienne.  Je demande à l’avocat comment je peux me procurer les courriers manquants interceptés par Monsieur BOULIER.
(suite donnée le 14 janvier)

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Commentaires

Bonjour Katy, Après de longues semaines d'absence, je reprends le cours de la lecture de ce blog. Dire toutes les raisons que l'on a d'être révolté devant tant d'indifférence serait trop long, je ne veux que vous témoigner, avec toute ma sincérité, ma compassion et mon affection devant tant de souffrances endurées. Très amicalement Votre fidèle Viviane
Commentaire n°1 posté par Viviane le 04/02/2008 à 18h19

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