13 avril
J'ai rendez-vous avec Maître POPA. Je constate avec satisfaction qu'elle a effectivement lu mes courriers et les documents que je lui avais remis depuis notre dernier entretien, ce qui constitue un volume de travail considérable. Nous avançons dans certains dossiers et dans d'autres, je commence à y voir un peu plus clair, clair surtout dans le sens à me rendre compte qu'il n'y a pas grand-chose à faire à première vue, puisque je me retrouve avec des Jugements définitifs comme dans les dossiers POMAL, DIVORCE et SNIV.
Je demande à Maître POPA ce que je lui dois pour le travail effectué jusqu'à présent. Normalement, elle le facturerait 3.000 Francs hors taxes, ce qui correspond à mon budget mensuel. Je lui promets de m'arranger pour pouvoir la régler dans l'espoir qu'elle continuera à s'occuper correctement de mes dossiers. En sortant du cabinet après un entretien d'environ deux heures, je sais que je ne suis pas encore sortie de l'auberge : beaucoup de travail m'attend, mais je suis prête à l'assumer en me cramponnant à l'espoir que mes efforts aboutiront peut-être un jour.
A peine rentrée à la maison, je me mets à l'ordinateur pour rédiger les courriers qui s'imposent après cette longue entrevue. Commencent alors dix jours de torture. Jamais je n'aurais cru que la souffrance morale est en fin de compte pire que la souffrance physique. RAOUL se rend-il compte quelles souffrances il m'a infligée et m'inflige toujours ? Je ne le pense pas, sinon il aurait eu au moins la décence de m'envoyer un mot d'explication, mais des explications je n'en aurai certainement jamais de sa part. Heureusement que j'ai l'ordinateur, même s'il me joue des tours de temps à temps, sauts d'humeur du matériel d'occasion...
Rien d'étonnant que j'aie à nouveau des problèmes de sommeil puisque je continue à préparer mes courriers pendant la nuit pour le lendemain. Ces nuits trop courtes me rendent les lendemains difficiles. La nervosité prend le dessus, suivie de coups de cafard qui se traduisent en crises de larmes. Depuis longtemps, je n'ai pas passé des repas en larmes, incapable d'avaler quoi que ce soit, au grand désarroi d'EMMA qui essaie de me consoler, mais je sens très bien que lorsqu'elle me voit en larmes, incapable de les arrêter, elle aussi a envie de pleurer et c'est ainsi qu'il arrive que nous pleurons toutes les deux un bon coup en essayant de nous consoler mutuellement. J'avoue que pour une petite fille de onze ans, ce n'est pas marrant d'être élevée par une maman qui croule sous des problèmes et qui ne sait plus rire. Mais je pense que cette situation que nous vivons ensemble, nous lie encore plus fortement l'une à l'autre. Sans EMMA, je ne serais plus de ce monde depuis longtemps.
J'ai rendez-vous avec Maître POPA. Je constate avec satisfaction qu'elle a effectivement lu mes courriers et les documents que je lui avais remis depuis notre dernier entretien, ce qui constitue un volume de travail considérable. Nous avançons dans certains dossiers et dans d'autres, je commence à y voir un peu plus clair, clair surtout dans le sens à me rendre compte qu'il n'y a pas grand-chose à faire à première vue, puisque je me retrouve avec des Jugements définitifs comme dans les dossiers POMAL, DIVORCE et SNIV.
Je demande à Maître POPA ce que je lui dois pour le travail effectué jusqu'à présent. Normalement, elle le facturerait 3.000 Francs hors taxes, ce qui correspond à mon budget mensuel. Je lui promets de m'arranger pour pouvoir la régler dans l'espoir qu'elle continuera à s'occuper correctement de mes dossiers. En sortant du cabinet après un entretien d'environ deux heures, je sais que je ne suis pas encore sortie de l'auberge : beaucoup de travail m'attend, mais je suis prête à l'assumer en me cramponnant à l'espoir que mes efforts aboutiront peut-être un jour.
A peine rentrée à la maison, je me mets à l'ordinateur pour rédiger les courriers qui s'imposent après cette longue entrevue. Commencent alors dix jours de torture. Jamais je n'aurais cru que la souffrance morale est en fin de compte pire que la souffrance physique. RAOUL se rend-il compte quelles souffrances il m'a infligée et m'inflige toujours ? Je ne le pense pas, sinon il aurait eu au moins la décence de m'envoyer un mot d'explication, mais des explications je n'en aurai certainement jamais de sa part. Heureusement que j'ai l'ordinateur, même s'il me joue des tours de temps à temps, sauts d'humeur du matériel d'occasion...
Rien d'étonnant que j'aie à nouveau des problèmes de sommeil puisque je continue à préparer mes courriers pendant la nuit pour le lendemain. Ces nuits trop courtes me rendent les lendemains difficiles. La nervosité prend le dessus, suivie de coups de cafard qui se traduisent en crises de larmes. Depuis longtemps, je n'ai pas passé des repas en larmes, incapable d'avaler quoi que ce soit, au grand désarroi d'EMMA qui essaie de me consoler, mais je sens très bien que lorsqu'elle me voit en larmes, incapable de les arrêter, elle aussi a envie de pleurer et c'est ainsi qu'il arrive que nous pleurons toutes les deux un bon coup en essayant de nous consoler mutuellement. J'avoue que pour une petite fille de onze ans, ce n'est pas marrant d'être élevée par une maman qui croule sous des problèmes et qui ne sait plus rire. Mais je pense que cette situation que nous vivons ensemble, nous lie encore plus fortement l'une à l'autre. Sans EMMA, je ne serais plus de ce monde depuis longtemps.
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